pen icon Colloque
quote

Actions face aux crises alimentaires au Niger

SA

Membre a labase

Souleymane Ali Yero : UPEN Niamey

Résumé de la communication

Cette communication présente les phénomènes des crises alimentaires au Niger dans une perspective historique. L’étude tente autant que faire se peut d’aborder les causes conjoncturelles et structurelles de ces crises alimentaires et catastrophes en Afrique sahélienne. Dans quelles mesures peut-on dire que des réponses sont toujours apportées ?

Pour y répondre on s’appuiera sur la recherche documentaire et des enquêtes auprès des populations pour recueillir des informations qui feront l’objet de confrontations et d'analyses. On s'évertue à relever les réponses apportées par les populations face aux crises alimentaires et nutritionnelles. Les réponses à ces crises peuvent être abordées selon une approche de période précoloniale, coloniale et post coloniale. Elles sont plus ou moins cycliques (elles sont passées d’une fréquence d’une crise tous les 25 ans au cours de la période précoloniale à une tous les 10 ans pendant la période coloniale à une crise tous les 5 ans voire tous les deux ans aujourd’hui).

La communication s’attache à montrer la multitude des conséquences socio-économiques et politiques qui accompagnent les crises alimentaires. L’analyse des actions de certains partenaires multilatéraux comme les institutions internationales ou les acteurs bilatéraux les ONG ou encore les partenaires locaux apporteront sans doute une plus-value à la réflexion.

Résumé du colloque

L’Agenda 2030 de l’ONU montre clairement que la transition vers des systèmes alimentaires écologiquement, socialement et économiquement durables est une nécessité pour atteindre le développement durable (ONU, 2015). Or, selon le rapport intitulé L’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde, tout porte à croire que l’Objectif de développement durable n° 2 – éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable – ne sera pas atteint d’ici à 2030 (FAO, FIDA, UNICEF, PAM et OMS, 2021). La sécurité alimentaire fait référence à « un état selon lequel les populations ont accès en tout temps, dans la dignité, à suffisamment d’aliments pour pouvoir mener une vie saine et active » (Hamelin et Bolduc, 2003, p. 58). La COVID-19 et la guerre en Ukraine ont fragilisé les systèmes d’approvisionnement et les filières agricoles. Plusieurs pays font actuellement face à des problèmes d’accès à l’alimentation. Les liens d’interdépendance entre agriculture et sécurité alimentaire, d’une part, et enjeux globaux du climat et biodiversité, d’autre part (Le Grix, 2021), démontrent la nécessité de mettre en place des systèmes alimentaires résilients aux échelles locales pour faire face aux défis actuels et ceux qui pourraient survenir dans l’avenir.

Différentes organisations publiques, citoyennes et/ou communautaires ont ainsi adopté des démarches ou des stratégies invitant les acteurs territoriaux à relocaliser la production alimentaire au service des communautés. Ces dernières s’engagent dans un processus de coconstruction en faveur de la sécurité alimentaire pour augmenter la production et la consommation d’aliments locaux en passant par le développement du sentiment d’appartenance et une appropriation de l’espace public.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
Discutant-e- de la session : Salmata OUEDRAOGO
section icon Date : 16 mai 2024

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :