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Francois Aubry : UQO - Université du Québec en Outaouais
Cette communication vise à présenter la difficulté que peuvent vivre des étudiantes en formation de préposées aux bénéficiaires lorsqu’il s’agit d’appliquer les principes de déplacement sécuritaires des personnes (PDSP) durant leurs phases de stage, principalement le dernier stage. Le PDSP, formation développée par une association sectorielle paritaire, l’ASSTSAS, permet d’identifier les situations dangereuses et d’appliquer des manœuvres spécifiques. Cette formation fait partie intégrale d’un module de compétence de la formation. A partir d’une étude réalisée récemment, durant laquelle nous avons interrogé 30 étudiantes, nous avons pu constater qu’elles présentent des difficultés à mettre en application ces principes en stage de fin de formation, et ce pour deux raisons principales. D’une part, le superviseur de stage est moins présent que lors des stages de début et de mi formation. Il s’implique donc moins dans le suivi des manœuvres. D’autre part, la préposée chargée d’encadrer les étudiantes tend à imposer de nouvelles pratiques à l’impétrant, davantage tournée vers l’efficacité organisationnelle que la SST. Cette situation crée des formes d’incompréhension de la part des futures recrues, et peut expliquer en partie les taux alarmants de blessures de ce personnel, surtout en CHSLD. Nos recommandations visent une meilleure intégration des enjeux de SST aux exigences organisationnelles durant la formation, notamment en termes de manque de main d’œuvre.
Au Québec, comme ailleurs, les jeunes sont particulièrement à risque d’être victimes de lésions professionnelles. Leur portrait lésionnel (CNESST, 2021) nous rappelle d’ailleurs la vulnérabilité de ce public avec une hausse des accidents et maladies professionnels depuis cinq ans. Plusieurs facteurs peuvent être invoqués au premier desquels apparaît le manque de supervision et de formation en sécurité et santé du travail (SST).
Le développement des compétences en SST des élèves est donc un levier majeur pour réduire les accidents au travail au moment de l’entrée dans le métier, mais aussi les maladies professionnelles advenant plus tard dans la carrière. Tous les ordres d’enseignement ont une responsabilité importante en matière d’enseignement de la SST, mais la formation professionnelle (FP) occupe une place particulière parce qu’elle prépare les élèves à l’exercice de métiers où les pénibilités sont parfois importantes et peuvent favoriser une usure prématurée.
En accord avec le Protocole du Québec (2003) promouvant l’intégration des compétences en SST dans l’enseignement en FP, le colloque vise à réfléchir aux conditions pédagogiques de l’enseignement de la SST, mettant en lumière le rôle central des enseignant·es et des superviseur·es.
Les contributions mettent en partage et en discussion des démarches novatrices conçues pour soutenir les enseignant·es dans le développement des compétences en SST de leurs élèves. Nous examinons comment ces outils peuvent s’intégrer dans les programmes de FP, en tenant compte des besoins particuliers des élèves. Nous abordons aussi la question de la formation continue des enseignant·es en SST. Comment les établissements de FP peuvent-ils offrir des programmes de perfectionnement professionnel pour renforcer les compétences pédagogiques en matière de SST?
L’objectif global de ce symposium est de fournir un espace de discussion autour des conditions de développement des compétences pédagogiques des enseignant·es en SST dans la FP au Québec.
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