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Olivier Barrière : French Institute for sustainable development (IRD)
La coviabilité socio-écologique est une nouvelle voie formalisée par la recherche afin de répondre à l’urgence écologique. La viabilité de tout système (humain ou non humain) dépend de la viabilité d’autres systèmes qui entrent en interactions. Les sociétés humaines sont dépendantes de la biosphère dans laquelle elles vivent. Et il n’y a de viabilité d’une société humaine que par la viabilité des écosystèmes qui sont en relation avec elle. On en arrive ainsi au concept de coviabilité socio-écologique. Partant du concept, concrètement les travaux de recherche-action portent sur la mise en place de pacte de coviabilité territoriale à l’échelle locale.
La co-construction d’un pacte de coviabilité territoriale formalise une trajectoire compatible avec les limites du territoire pour une redirection écologique : décider ensemble ce que l’on fait de notre territoire, comment on y vit en fonction des ressources disponibles, comment on anticipe et on s’adapte au changement climatique, à l’urgence écologique. Répondre aux besoins humains tout en tenant compte des capacités des écosystèmes à répondre à ces besoins. Il s’agit d’élaborer une véritable intendance écologique territoriale au sein d’une gouvernance locale en relation avec les échelles régionale, nationale, et internationale.
Le monde contemporain fait face à une urbanisation globalisée sans précédent, laquelle s’accompagne d’une diffusion, bien au-delà des limites des zones urbanisées, des « modes de vie urbains ». Ces derniers contribuent significativement à la croissance des émissions communautaires de GES en milieu urbanisé. Comprendre leur nature singulière et complexe constitue le levier nécessaire à l’éducation, aux changements de comportements et à la mise en œuvre de mesures d’atténuation efficaces.
L’innovation scientifique, la participation active de la société civile et la coopération internationale sont des piliers fondamentaux de l’action climatique. Les avancées scientifiques et technologiques sont essentielles pour réduire les émissions de GES et atténuer les effets du changement climatique. La recherche-action impliquant les citoyens est un outil puissant qui mobilise les connaissances, les compétences et les préoccupations des citoyens, favorisant ainsi la compréhension collective du changement climatique et des solutions possibles. Les jeunes, en particulier, jouent un rôle central dans cette mobilisation en tant que fervents défenseurs de l’action climatique et innovateurs. De plus, l’action locale et la coopération internationale sont essentielles pour partager des connaissances et des ressources, ainsi que pour coordonner les efforts dans une perspective multiscalaire.
Ce colloque se penche sur les piliers clés de l’action climatique, notamment la réduction des émissions de GES, l’innovation scientifique et technologique, l’éducation et la sensibilisation, la coopération internationale ainsi que la participation active de la société civile. L’objectif est de définir les leviers essentiels pour éduquer les communautés, encourager les changements de comportement des citoyens et mettre en œuvre des mesures d’atténuation efficaces à l’égard du changement climatique.
Titre du colloque :