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Asmaa Ata : Université de Pau et des Pays de l'Adour
Dans un contexte français enclin aux démarches évaluatives pour piloter les politiques publiques, il apparaissait nécessaire de s’interroger sur cette pratique devenue indispensable pour analyser la performance des dispositifs engagés par les organisations publiques. Ce constat nous a amené à investiguer la question générale suivante : Comment mesurer la performance d’une politique publique par sa chaîne de valeur ? Nous mobilisons un cadre d’analyse relevant trois approches : descriptive et statique caractérisant les dimensions de la chaine de valeur ; dynamique révélant le fonctionnement de la chaine de valeur ; explicative de l’influence du processus de création de valeur sur la performance d’une politique. Notre réflexion a porté sur l'opérationnalisation de la mesure de la performance conduisant à l'analyse de la création de valeur d'une politique publique. Un modèle de recherche a été testé auprès du Fond pour l’insertion des personnes en situation de handicap dans la fonction publique (FIPHFP). Ainsi, lorsque par une approche quantitative nous mettons en évidence un processus de création de valeur positif, l’approche qualitative souligne une performance nuancée par la nature de la gouvernance territoriale. Nous mettons en exergue des critères ayant un effet négatif sur le processus de création de valeur de la politique. Des préconisations à destination du Fond étatique ont été proposées afin d’améliorer le pilotage opérationnel et stratégique de l’action publique.
Les sciences sociales et humaines sont un monde riche et diversifié de pratiques dans lequel de nombreux débats questionnent notre rapport aux techniques de la recherche. Que ce soit concernant les débats relatifs aux questions sur l’objectivité en recherche, sur la scientificité des disciplines dites plus pures ou plus molles, sur la reconduction du dualisme opposant les méthodes quantitatives aux méthodes qualitatives ou encore sur les débats opposant herméneutes et méthodologues, les enjeux méthodologiques et épistémologiques qui traversent les sciences humaines et sociales demeurent des réflexions incontournables dans la formation des futur·e·s chercheur·se·s, et ce, peu importe la discipline. Dans ce contexte, trois enseignant·e·s du programme de Techniques de recherche et de gestion de données du Collège de Rosemont proposent d’aborder ces enjeux par l’entremise d’une approche positive visant la valorisation de la diversité des pratiques en recherche afin de se détacher de ces oppositions, tout en réfléchissant à la manière de replacer les objets d’étude au centre de nos intérêts de recherche afin de valoriser les techniques de recherche en tant que coffre à outils et non comme un camp où se positionner. Pour l’exercice, nous souhaitons convier des personnes (chercheur·se·s et étudiant·e·s) à venir présenter des projets de recherche qui valorisent des cadres méthodologiques originaux, innovants, mixtes, hybrides (sur le plan tant des méthodes que des disciplines) dans le but de promouvoir les techniques de recherche sociale en tant que pratiques favorisant la créativité et l’innovation sociale. Cette journée d’échanges propose de mettre de l’avant l’audace méthodologique et la rigueur de la méthode, où la méthodologie de recherche est conçue comme permettant de rendre compte des phénomènes sociaux de manière rigoureuse tout en laissant un espace à la pensée critique.
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