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Victorine Hien Épouse Ouattara : Université de San-Pédro
L’objectif de cette étude est de comprendre et identifier à travers une analyse multivariée les comportement agricoles (doses diversifiées d’engrais) des cultivateurs qui influent le rendement. A cet effet, 60 maraîchères du village de Goréké ont été entretenues individuellement. Les variables collectées sont les superficies, les masses de résidu organique, du NPK et les rendements. Une Analyse en Composante Principale (ACP) a permis d’étudier simultanément les relations entre les variables collectées d’une part et les maraîchères d’autre part. Il en résulte que, la masse de résidu organique appliquée au concombre, à la ciboulette et aux feuilles de patate est en lien avec la superficie et non avec les besoins des plantes. Par conséquent, il y a eu un sous rendement des cultures. En perspective, des formations seront dispensées aux maraîchères pour des doses appropriées d’engrais afin qu’elles puissent optimiser les rendements et satisfaire les besoins de la population pour une souveraineté alimentaire en fruits et légumes en Côte d’Ivoire.
L’Agenda 2030 de l’ONU montre clairement que la transition vers des systèmes alimentaires écologiquement, socialement et économiquement durables est une nécessité pour atteindre le développement durable (ONU, 2015). Or, selon le rapport intitulé L’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde, tout porte à croire que l’Objectif de développement durable n° 2 – éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable – ne sera pas atteint d’ici à 2030 (FAO, FIDA, UNICEF, PAM et OMS, 2021). La sécurité alimentaire fait référence à « un état selon lequel les populations ont accès en tout temps, dans la dignité, à suffisamment d’aliments pour pouvoir mener une vie saine et active » (Hamelin et Bolduc, 2003, p. 58). La COVID-19 et la guerre en Ukraine ont fragilisé les systèmes d’approvisionnement et les filières agricoles. Plusieurs pays font actuellement face à des problèmes d’accès à l’alimentation. Les liens d’interdépendance entre agriculture et sécurité alimentaire, d’une part, et enjeux globaux du climat et biodiversité, d’autre part (Le Grix, 2021), démontrent la nécessité de mettre en place des systèmes alimentaires résilients aux échelles locales pour faire face aux défis actuels et ceux qui pourraient survenir dans l’avenir.
Différentes organisations publiques, citoyennes et/ou communautaires ont ainsi adopté des démarches ou des stratégies invitant les acteurs territoriaux à relocaliser la production alimentaire au service des communautés. Ces dernières s’engagent dans un processus de coconstruction en faveur de la sécurité alimentaire pour augmenter la production et la consommation d’aliments locaux en passant par le développement du sentiment d’appartenance et une appropriation de l’espace public.
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