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Sophie Lanoix : UQAM - Université du Québec à Montréal
Qu’est-ce qui capte véritablement l’attention des participant·e·s lors d’une formation en ligne asynchrone ? Cette attention garantit-elle l’apprentissage et le transfert des connaissances ? De plus en plus d’organisations adoptent la formation en ligne asynchrone pour développer des connaissances et des compétences contextualisées chez leurs employé·e·s. Cependant, le transfert des connaissances du contexte de formation vers le milieu de travail ne se produit pas automatiquement. De plus, il est souvent présumé par les chercheurs et chercheuses ainsi que par les praticiens et praticiennes que les apprenant·e·s accordent une attention constante aux contenus en ligne, ce qui n’est pas toujours le cas. Cette communication présentera les résultats préliminaires d’un projet de recherche doctorale visant à évaluer les effets de l’attention portée aux différentes activités au sein d’une formation en ligne sur le transfert des connaissances. Les données autodéclarées seront comparées aux observations des formateur·rice·s afin d’analyser l’impact de la formation sur le transfert des connaissances. De plus, les données d’attention collectées par EEG et oculométrie durant la formation seront confrontées aux connaissances et comportements pour évaluer l’effet de cette attention sur l’apprentissage et le transfert. En conclusion, une discussion aura lieu avec les participant·e·s sur les implications de ces résultats de recherche pour l’évaluation de la formation en milieu de travail.
La formation en milieu de travail comporte de nombreux avantages. Elle permet le développement des compétences des salarié·es, réduit les erreurs et les accidents, améliore la qualité des produits et des services et favorise l’innovation. Ce colloque propose de s’intéresser à deux enjeux associés à ces retombées.
Le premier concerne le transfert des apprentissages qui s’opère entre le contexte de formation et le milieu de travail, une condition nécessaire pour que les retombées attendues se réalisent bel et bien. La littérature souligne que le transfert est souvent faible, mais qu’il peut être soutenu par différentes mesures, comme une préparation adéquate des participant·es, une mise en pratique rapide des contenus enseignés ou encore le soutien des collègues au retour sur le lieu de travail. À ce sujet, le colloque aborde en avant-midi les questions suivantes : Comment les premières tentatives de transfert se déroulent-elles? Quelles pratiques favorisent le transfert? Par quels moyens les compétences transférées peuvent-elles être évaluées?
Une fois le transfert réalisé, un second enjeu consiste à évaluer si la formation s’est traduite par des retombées concrètes pour l’organisation. Bien que les avantages d’évaluer les retombées soient nombreux, certains obstacles peuvent empêcher d’entreprendre un tel exercice, tels qu’un manque de ressources, la complexité du processus à mettre en place ou l’absence de mécanismes de suivi à long terme, par exemple. Ces obstacles ne doivent pas être sous-estimés, car bien que l’évaluation puisse renseigner quant à la qualité d’une formation, force est d’admettre que les organisations ont plutôt tendance à n’y consacrer que des efforts limités. Ces éléments seront abordés en après-midi.
Les participant·es au colloque discutent de ces divers enjeux en partageant les résultats de leurs recherches sur les instruments et les méthodologies qui facilitent l’évaluation du transfert et de ses répercussions ainsi que sur les moyens pour améliorer la qualité des évaluations réalisées.
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