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Balkissa Tonde : Université Laval
La Maladie Pulmonaire Obstructive Chronique (MPOC) est un enjeu majeur de santé publique. Au Québec, elle génère un taux de réadmissions estimé à plus de 10% dans les 30 jours suivant la sortie, constituant ainsi un défi majeur pour le système de santé en raison de la fréquence des réadmissions évitables. Notre étude vise à identifier les facteurs de risque des réadmissions dans les 30 jours suivant un congé et les coûts de la trajectoire à partir de l’admission initiale. Cette recherche rétrospective s'appuie sur l'analyse des dossiers médicaux de patients atteints de MPOC ainsi que sur les données financières fournies par l'Institut Universitaire de Cardiologie et de Pneumologie de Québec (IUCPQ) couvrant la période de 2018 à 2022. Après l’analyse descriptive de la population d’étude, un modèle de machine Learning sera développé pour la prédiction des risques de réadmission. Par ailleurs, une approche Bottom-up, du point de vue de l’IUCPQ payeur, sera utilisée pour estimer les coûts directs des réadmissions. On s'attend à ce que les modèles d'apprentissage automatique proposés démontrent une performance prédictive supérieure pour l'identification des patients à haut risque de réadmission par rapport aux approches prédictives conventionnelles. L'étude devrait également exposer le fardeau économique important des réadmissions de patients MPOC dans les 30 jours sur le système de santé du Québec, soulignant la nécessité de développer des stratégies de prévention efficaces.
Les sciences sociales et humaines sont un monde riche et diversifié de pratiques dans lequel de nombreux débats questionnent notre rapport aux techniques de la recherche. Que ce soit concernant les débats relatifs aux questions sur l’objectivité en recherche, sur la scientificité des disciplines dites plus pures ou plus molles, sur la reconduction du dualisme opposant les méthodes quantitatives aux méthodes qualitatives ou encore sur les débats opposant herméneutes et méthodologues, les enjeux méthodologiques et épistémologiques qui traversent les sciences humaines et sociales demeurent des réflexions incontournables dans la formation des futur·e·s chercheur·se·s, et ce, peu importe la discipline. Dans ce contexte, trois enseignant·e·s du programme de Techniques de recherche et de gestion de données du Collège de Rosemont proposent d’aborder ces enjeux par l’entremise d’une approche positive visant la valorisation de la diversité des pratiques en recherche afin de se détacher de ces oppositions, tout en réfléchissant à la manière de replacer les objets d’étude au centre de nos intérêts de recherche afin de valoriser les techniques de recherche en tant que coffre à outils et non comme un camp où se positionner. Pour l’exercice, nous souhaitons convier des personnes (chercheur·se·s et étudiant·e·s) à venir présenter des projets de recherche qui valorisent des cadres méthodologiques originaux, innovants, mixtes, hybrides (sur le plan tant des méthodes que des disciplines) dans le but de promouvoir les techniques de recherche sociale en tant que pratiques favorisant la créativité et l’innovation sociale. Cette journée d’échanges propose de mettre de l’avant l’audace méthodologique et la rigueur de la méthode, où la méthodologie de recherche est conçue comme permettant de rendre compte des phénomènes sociaux de manière rigoureuse tout en laissant un espace à la pensée critique.
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