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Malanga-Georges Liboy : Université Sainte-Anne
L’école considère les parents d’élèves comme des partenaires qui jouent un rôle indispensable dans le processus d’apprentissage des enfants. Or, les parents ne forment pas une entité homogène et ne possèdent pas tous les mêmes compétences pour jouer ce rôle. Les parents récemment immigrés ou réfugiés font face à certains défis tels que l’insuffisance des compétences numériques. Peut-on dire qu’on est en train de voir naître une école à deux vitesses alors que l’école ne tient pas compte des défis de ces parents? Cette étude, qui a été menée quelques mois avant la déclaration du début de la COVID-19, vise à examiner les compétences numériques des parents récemment issus de l’immigration. La démarche méthodologique qualitative de type exploratoire a été effectuée auprès de 20 parents en recourant aux entrevues semi-dirigées, à l’observation et aux questions sociodémographiques. Les recommandations formulées pourraient offrir aux décideurs quelques pistes possibles de solution afin d’empêcher une inégalité de chances en défaveur des jeunes élèves issus de l’immigration.
L’éducation de langue française en contexte anglodominé est actuellement un espace en tension. Avec la pression de renforcer l’identité francophone tout en promouvant la réconciliation avec les peuples autochtones (Commission de vérité et réconciliation du Canada [CVR], 2015), lutter contre le racisme en tant qu’institution eurocentrique (Gérin-Lajoie, 2020; Ibrahim, 2016) et participer à l’accueil et à l’installation des familles immigrantes ou réfugiées (Blaney, 2011; Farmer et al., 2013; Initiative des communautés francophones accueillantes), l’éducation de langue française est un espace dynamique et complexe.
Par leurs questionnements et leurs recherches, les chercheuses et chercheurs participent à la description de cet espace scolaire francophone, mais aussi au dialogue au sujet des enjeux « sous tension ». Que ce soit dans le domaine de la didactique, des fondements de l’éducation ou de l’administration et du leadership scolaire, les chercheuses et chercheurs constatent divers enjeux, les priorisent, les théorisent, en font des objets de recherche et, par un retour récursif avec le terrain de l’éducation de langue française, agissent sur ces enjeux et sur l’avenir du projet éducatif de la minorité de langue officielle. Bien que les chercheuses et chercheurs qui s’inscrivent dans ces divers domaines ont souvent le même objet de recherche, peu d’occasions sont offertes pour réfléchir ensemble aux enjeux qui nous préoccupent, pour confronter nos perspectives et déceler les zones d’ombre de nos positionnements. Ce colloque est le lieu d’une telle rencontre et de mise en commun des expertises sur l’éducation de langue française dans des contextes anglodominés ou diversifiés.
Le colloque est organisé sous forme de cercles de dialogue exploratoire. Au contraire de la présentation magistrale, un dialogue exploratoire est un espace commun de raisonnement, de partage des conceptions de départ, de remise en question et de construction de connaissances communes (adapté de Littleton et Mercer, 2010 : p. 279).
Chaque cercle de dialogue exploratoire dure 50 minutes et comporte une ou plusieurs communications de 10 minutes chacune liées à un des thèmes proposés ou soulevés en fonction des propositions reçues, suivi d’une période de discussion de 20 minutes ayant pour but de susciter le dialogue exploratoire et l’émergence de nouvelles questions de recherche. Les personnes inscrites à distance peuvent interagir avec le groupe au moyen d’un clavardage. En raison de la nature interactive du colloque, il est attendu que les personnes participantes soient présentes pendant toute la durée du colloque (une journée et demie). Un repas froid est offert à l’heure du midi du 16 mai aux personnes inscrites au colloque.
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