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La pisciculture semi-intensive, une alternative pour l’accès aux protéines animales au Sénégal

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Bénédicte Marie Louise Aly Séne : Université Cheikh-Anta-Diop

Résumé de la communication

Au Sénégal, la majorité de la production aquacole est assurée par la pisciculture en eau douce. Cette dernière demeure encore peu développée malgré les grandes potentialités du pays. Les revenus générés par cette activité permettent d’augmenter le pouvoir d’achat des aquaculteurs, d’accéder à une alimentation équilibrée, et de lutter contre la pauvreté et la malnutrition. L’État du Sénégal s’est engagé à développer ce secteur porteur qui figure parmi les six secteurs prioritaires dans le cadre du Programme Sénégal Emergent par la mise en place à l’horizon 2023-2032 d’une Stratégie de Développement Durable de l’Aquaculture mettant davantage l’accent sur l'inclusion du secteur privé pour le rendre plus compétitif en stimulant la création d’emplois.

Cette étude s'est particulièrement intéressée à l'expansion piscicole semi-intensive menée par des acteurs privés sénégalais tels que le GIE Push’Agri farm et l’IRFPA dans la région de Thiès. Une méthodologie d’enquête participative a été mise en œuvre auprès des membres des privés et des différents clients ayant bénéficié de leurs services. Une description des différentes initiatives de l'État pour développer le sous-secteur a également été obtenue auprès de l’Agence nationale de l’Aquaculture (ANA) du Sénégal, permettant ainsi de mettre en évidence les forces et faiblesses de ce sous-secteur à travers une analyse SWOT.

Résumé du colloque

L’Agenda 2030 de l’ONU montre clairement que la transition vers des systèmes alimentaires écologiquement, socialement et économiquement durables est une nécessité pour atteindre le développement durable (ONU, 2015). Or, selon le rapport intitulé L’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde, tout porte à croire que l’Objectif de développement durable n° 2 – éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable – ne sera pas atteint d’ici à 2030 (FAO, FIDA, UNICEF, PAM et OMS, 2021). La sécurité alimentaire fait référence à « un état selon lequel les populations ont accès en tout temps, dans la dignité, à suffisamment d’aliments pour pouvoir mener une vie saine et active » (Hamelin et Bolduc, 2003, p. 58). La COVID-19 et la guerre en Ukraine ont fragilisé les systèmes d’approvisionnement et les filières agricoles. Plusieurs pays font actuellement face à des problèmes d’accès à l’alimentation. Les liens d’interdépendance entre agriculture et sécurité alimentaire, d’une part, et enjeux globaux du climat et biodiversité, d’autre part (Le Grix, 2021), démontrent la nécessité de mettre en place des systèmes alimentaires résilients aux échelles locales pour faire face aux défis actuels et ceux qui pourraient survenir dans l’avenir.

Différentes organisations publiques, citoyennes et/ou communautaires ont ainsi adopté des démarches ou des stratégies invitant les acteurs territoriaux à relocaliser la production alimentaire au service des communautés. Ces dernières s’engagent dans un processus de coconstruction en faveur de la sécurité alimentaire pour augmenter la production et la consommation d’aliments locaux en passant par le développement du sentiment d’appartenance et une appropriation de l’espace public.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
Discutant-e- de la session : Salmata OUEDRAOGO
section icon Date : 16 mai 2024

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