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Yannick Steve Ngagoum Kontchipe : Université de Dschang
Bien que les connaissances scientifiques soient fondées sur des preuves et des méthodes rigoureuses, elles sont encore incomplètes et limitées. Les facteurs tels que la complexité des phénomènes, les biais humains et les lacunes des outils de mesure peuvent affecter les résultats scientifiques. Par conséquent, il est essentiel de reconnaître que la vérité scientifique ne prétend pas détenir une certitude absolue, mais plutôt fournir la meilleure explication basée sur les données actuelles. La vraisemblabilité temporaire dans la science souligne l'importance de la remise en question constante et de la vérification rigoureuse des connaissances existantes.
Pour ouvrir le débat, nous pourrions nous interroger sur la manière dont les institutions académiques, les chercheurs et la société peuvent favoriser une culture de remise en question systématique. Comment pouvons-nous encourager une approche critique et réévaluative envers les connaissances établies sans compromettre la stabilité nécessaire à la progression scientifique ? Ce dialogue continu sur la nature de la vérité scientifique et les moyens d'approfondir notre compréhension du monde constitue un défi stimulant pour l'avenir de la recherche et de la société.
Les sciences sociales et humaines sont un monde riche et diversifié de pratiques dans lequel de nombreux débats questionnent notre rapport aux techniques de la recherche. Que ce soit concernant les débats relatifs aux questions sur l’objectivité en recherche, sur la scientificité des disciplines dites plus pures ou plus molles, sur la reconduction du dualisme opposant les méthodes quantitatives aux méthodes qualitatives ou encore sur les débats opposant herméneutes et méthodologues, les enjeux méthodologiques et épistémologiques qui traversent les sciences humaines et sociales demeurent des réflexions incontournables dans la formation des futur·e·s chercheur·se·s, et ce, peu importe la discipline. Dans ce contexte, trois enseignant·e·s du programme de Techniques de recherche et de gestion de données du Collège de Rosemont proposent d’aborder ces enjeux par l’entremise d’une approche positive visant la valorisation de la diversité des pratiques en recherche afin de se détacher de ces oppositions, tout en réfléchissant à la manière de replacer les objets d’étude au centre de nos intérêts de recherche afin de valoriser les techniques de recherche en tant que coffre à outils et non comme un camp où se positionner. Pour l’exercice, nous souhaitons convier des personnes (chercheur·se·s et étudiant·e·s) à venir présenter des projets de recherche qui valorisent des cadres méthodologiques originaux, innovants, mixtes, hybrides (sur le plan tant des méthodes que des disciplines) dans le but de promouvoir les techniques de recherche sociale en tant que pratiques favorisant la créativité et l’innovation sociale. Cette journée d’échanges propose de mettre de l’avant l’audace méthodologique et la rigueur de la méthode, où la méthodologie de recherche est conçue comme permettant de rendre compte des phénomènes sociaux de manière rigoureuse tout en laissant un espace à la pensée critique.
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