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L’accès au foncier agricole une forme d’autonomisation socio-économique des femmes et garant de la sécurité alimentaire : étude de cas de la zone du lac Tanma

AG

Membre a labase

Awa Gueye : Université Cheikh-Anta-Diop

Résumé de la communication

Les groupements féminins de la zone du lac Tanma, grâce à leur pouvoir d’accès au foncier, contribuent à améliorer la sécurité alimentaire à travers leurs activités agricoles, mettant en lumière leurs pratiques agricoles durables et leurs stratégies d'adaptation.

Cette contribution cherche d’abord à étudier comment les femmes des groupements parviennent à accéder au foncier, puis à montrer les compétences que ces femmes acquièrent en gestion agricole, en entrepreneuriat et en nutrition à travers des programmes de formation et d'éducation visant à garantir la sécurité alimentaire. Enfin, à montrer les stratégies et les innovations développées par ces groupements pour renforcer la sécurité alimentaire et promouvoir le développement durable.

La démarche méthodologique adoptée dans le cadre de cette étude consiste à mener des observations directes, une recherche documentaire et des entretiens individuels avec les 13 femmes cheffes de groupement des 13 villages de l’étude. Cependant, le groupement reste un moyen efficace d’autonomisation socio-économique des femmes rurales. Ces groupements préservent les ressources naturelles tout en augmentant les rendements dans un contexte de changements globaux menaçant la sécurité alimentaire des populations, surtout dans les zones rurales.

La question qui se pose actuellement est de savoir comment les activités maraîchères des groupements de femmes de la zone sont impactées par les changements globaux ?

Résumé du colloque

L’Agenda 2030 de l’ONU montre clairement que la transition vers des systèmes alimentaires écologiquement, socialement et économiquement durables est une nécessité pour atteindre le développement durable (ONU, 2015). Or, selon le rapport intitulé L’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde, tout porte à croire que l’Objectif de développement durable n° 2 – éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable – ne sera pas atteint d’ici à 2030 (FAO, FIDA, UNICEF, PAM et OMS, 2021). La sécurité alimentaire fait référence à « un état selon lequel les populations ont accès en tout temps, dans la dignité, à suffisamment d’aliments pour pouvoir mener une vie saine et active » (Hamelin et Bolduc, 2003, p. 58). La COVID-19 et la guerre en Ukraine ont fragilisé les systèmes d’approvisionnement et les filières agricoles. Plusieurs pays font actuellement face à des problèmes d’accès à l’alimentation. Les liens d’interdépendance entre agriculture et sécurité alimentaire, d’une part, et enjeux globaux du climat et biodiversité, d’autre part (Le Grix, 2021), démontrent la nécessité de mettre en place des systèmes alimentaires résilients aux échelles locales pour faire face aux défis actuels et ceux qui pourraient survenir dans l’avenir.

Différentes organisations publiques, citoyennes et/ou communautaires ont ainsi adopté des démarches ou des stratégies invitant les acteurs territoriaux à relocaliser la production alimentaire au service des communautés. Ces dernières s’engagent dans un processus de coconstruction en faveur de la sécurité alimentaire pour augmenter la production et la consommation d’aliments locaux en passant par le développement du sentiment d’appartenance et une appropriation de l’espace public.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
Discutant-e- de la session : Salmata OUEDRAOGO
section icon Date : 16 mai 2024

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