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Jean Labelle
Si la gouvernance constitue l'ensemble des règles et processus par lequel les acteurs participent à la décision et à la mise en œuvre des actions publiques, d’aucuns privilégient l’organisation apprenante pour y parvenir. Toutefois, en éducation, plusieurs acteurs, comme les personnes enseignantes suppléantes, semblent peu considérés au sein des processus décisionnels. Or, non seulement le personnel suppléant est rarement représenté au sein des écoles, mais peu d’attention leur est portée dans la communauté scientifique (Reupert et al., 2023). Néanmoins, quelques études révèlent que les conditions et les expériences de travail du personnel suppléant peuvent avoir une incidence négative sur leur bienêtre (Duggleby et Badali, 2007; Jeffrey, 2011). Au vu de ce contexte, cette communication présente les fruits d’une recherche effectuée auprès du personnel suppléant des écoles francophones du Nouveau-Brunswick. Les résultats de cette étude exploratoire toujours en cours, appuyée par une recension systématique des écrits, sont issus de l’analyse d’un questionnaire composé d’échelles de mesure sur le bienêtre (n=4) et de l’épuisement professionnel (n=1). L’analyse est complétée par une étude qualitative et explicative via trois groupes d’entretien de huit personnes. Il ressort de cette recherche un état des lieux au sujet du bienêtre du personnel suppléant afin d’améliorer leur condition et d’ouvrir d’autres pistes de recherche, notamment dans la gestion de cette ressource humaine.
Au cours des dernières décennies, d’importants changements sociaux, politiques, économiques et technologiques ont touché les institutions éducatives et leur gouvernance. Parmi ceux-ci, notons la complexification des mouvements migratoires (OIM, 2022) ainsi que la précarisation de l’emploi et les pénuries de personnel (Sirois et Dembélé, 2023). Devant ces changements, l’éducation est considérée comme l’un des piliers pour assurer l’avenir des nouvelles générations et des sociétés démocratiques. En ce sens, de nouveaux modes de gouvernance préconisant la gestion axée sur les résultats ont été mis en place dans les institutions éducatives (Huguenin et Yvon, 2021). Or, un nombre croissant de recherches interrogent leur légitimité (Maroy, 2021; Griffith et Smith, 2014), en raison des écarts constatés entre leurs effets concrets et leurs visées d’efficacité et d’équité, ainsi que des modalités de leur mise en œuvre (CTREQ, 2019; Lemieux et Bernatchez, 2022). D’autres recherches proposent, plutôt, de s’inscrire dans un modèle d’organisations apprenantes (Guillemette, 2021).
Ce contexte ainsi que l’adoption récente de politiques s’inscrivant dans cette mouvance (ex. : projet de loi no 23 au Québec) soulèvent des questions telles que les suivantes :
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