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Le déploiement des communautés nourricières en Mauricie : Réflexion sur les défis et tendances

LG

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Laurence Guillaumie : Université Laval

Résumé de la communication

À la suite des défis posés par la pandémie de COVID-19, le projet COSAM (Coalition pour le système alimentaire de la Mauricie) a été initié. Ce projet a visé, entre autres, à mettre à jour et réévaluer les enjeux et besoins perçus par les parties prenantes en regard au système alimentaire mauricien. Ce projet, qui s’échelonne jusqu’en 2025, a donné lieu à une consultation régionale sur les enjeux du système alimentaire de cette région. Ce qui a permis de dégager des constats en regard des défis et leviers liés à la mise en œuvre des communautés nourricières. La consultation régionale menée en Mauricie a rejoint 137 acteurs et actrices variés, dont 56 gestionnaires, 48 citoyens et citoyennes et 33 responsables d’entreprise, provenant de diverses villes-MRC de la région. Elle a permis de faire ressortir 23 problématiques (enjeux et besoins) ainsi que 12 priorités, qui agissent comme autant de défis et leviers à la mise en œuvre des communautés nourricières.

Plusieurs initiatives nourricières sont menées en Mauricie, dont la communauté nourricière de Saint-Luc-de-Vincennes. Cette consultation régionale et intersectorielle a permis de dresser un portrait des enjeux et besoins du système alimentaire de la Mauricie et de souligner ses influences sur le déploiement des communautés nourricières sur son territoire.

Résumé du colloque

L’Agenda 2030 de l’ONU montre clairement que la transition vers des systèmes alimentaires écologiquement, socialement et économiquement durables est une nécessité pour atteindre le développement durable (ONU, 2015). Or, selon le rapport intitulé L’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde, tout porte à croire que l’Objectif de développement durable n° 2 – éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable – ne sera pas atteint d’ici à 2030 (FAO, FIDA, UNICEF, PAM et OMS, 2021). La sécurité alimentaire fait référence à « un état selon lequel les populations ont accès en tout temps, dans la dignité, à suffisamment d’aliments pour pouvoir mener une vie saine et active » (Hamelin et Bolduc, 2003, p. 58). La COVID-19 et la guerre en Ukraine ont fragilisé les systèmes d’approvisionnement et les filières agricoles. Plusieurs pays font actuellement face à des problèmes d’accès à l’alimentation. Les liens d’interdépendance entre agriculture et sécurité alimentaire, d’une part, et enjeux globaux du climat et biodiversité, d’autre part (Le Grix, 2021), démontrent la nécessité de mettre en place des systèmes alimentaires résilients aux échelles locales pour faire face aux défis actuels et ceux qui pourraient survenir dans l’avenir.

Différentes organisations publiques, citoyennes et/ou communautaires ont ainsi adopté des démarches ou des stratégies invitant les acteurs territoriaux à relocaliser la production alimentaire au service des communautés. Ces dernières s’engagent dans un processus de coconstruction en faveur de la sécurité alimentaire pour augmenter la production et la consommation d’aliments locaux en passant par le développement du sentiment d’appartenance et une appropriation de l’espace public.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
Discutant-e- de la session : Régine Dondon-Zou
section icon Date : 16 mai 2024

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