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Le <i>Défi 100 jours</i> : transfert des apprentissages et retombées découlant du programme de formation

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Simon Painchaud : L'effet A

Résumé de la communication

L’effet A a lancé un programme de développement du talent féminin en 2015, lequel a formé plus de 16 000 diplômées dans le monde, notamment avec le Défi 100 jours qui vise à outiller les femmes afin qu'elles déploient leur plein potentiel, qu'elles communiquent leur ambition et qu'elles propulsent leur carrière. Cette formation, basée sur 25 comportements liés à l’ambition, la confiance en soi, la prise de risque et l’influence, a reçu des taux de satisfaction de plus de 96 % et un score de recommandation moyen de 60. La présente communication vise à partager les résultats issus de deux exercices d’évaluation de l’acquisition, du transfert et des retombées découlant du Défi 100 jours. Le premier exercice a permis de mesurer finement le niveau d’intégration des comportements clés développés au moyen de ce programme. Le second exercice, pour sa part, a permis de mesurer les retombées du programme 12 mois après sa participation, et ce, tant pour les participantes que pour leur organisation. Dans l’ensemble, plusieurs constats sont ressortis de ces exercices, incluant des indices significatifs de retombées dans les organisations (taux de progression dans l’organisation, rétention et sentiment d’appartenance). De plus, les résultats démontrent la persistance de l’intégration et du transfert des comportements développés dans le cadre du programme. Enfin, certains leviers permettant d’augmenter l’impact du programme ont été explorés.

Résumé du colloque

La formation en milieu de travail comporte de nombreux avantages. Elle permet le développement des compétences des salarié·es, réduit les erreurs et les accidents, améliore la qualité des produits et des services et favorise l’innovation. Ce colloque propose de s’intéresser à deux enjeux associés à ces retombées.

Le premier concerne le transfert des apprentissages qui s’opère entre le contexte de formation et le milieu de travail, une condition nécessaire pour que les retombées attendues se réalisent bel et bien. La littérature souligne que le transfert est souvent faible, mais qu’il peut être soutenu par différentes mesures, comme une préparation adéquate des participant·es, une mise en pratique rapide des contenus enseignés ou encore le soutien des collègues au retour sur le lieu de travail. À ce sujet, le colloque aborde en avant-midi les questions suivantes : Comment les premières tentatives de transfert se déroulent-elles? Quelles pratiques favorisent le transfert? Par quels moyens les compétences transférées peuvent-elles être évaluées?

Une fois le transfert réalisé, un second enjeu consiste à évaluer si la formation s’est traduite par des retombées concrètes pour l’organisation. Bien que les avantages d’évaluer les retombées soient nombreux, certains obstacles peuvent empêcher d’entreprendre un tel exercice, tels qu’un manque de ressources, la complexité du processus à mettre en place ou l’absence de mécanismes de suivi à long terme, par exemple. Ces obstacles ne doivent pas être sous-estimés, car bien que l’évaluation puisse renseigner quant à la qualité d’une formation, force est d’admettre que les organisations ont plutôt tendance à n’y consacrer que des efforts limités. Ces éléments seront abordés en après-midi.

Les participant·es au colloque discutent de ces divers enjeux en partageant les résultats de leurs recherches sur les instruments et les méthodologies qui facilitent l’évaluation du transfert et de ses répercussions ainsi que sur les moyens pour améliorer la qualité des évaluations réalisées.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 16 mai 2024

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