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Les IAG en classe de français : compétences technolittéraires et manifestations de la subjectivité

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Eleonora Acerra : UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

Résumé de la communication

Notre communication s’inscrit dans le cadre du projet Multinumeric (FRQSC, 2020-2023), qui vise à soutenir le développement de la compétence numérique par la littératie médiatique multimodale chez des élèves du secondaire, par la cocréation, la mise en œuvre et l’analyse de pratiques pédagogiques faisant appel au numérique. Relatant le processus de cocréation réalisé avec une enseignante de français entre décembre 2022 et mai 2023 dans une classe montréalaise de 4e secondaire, le propos rend compte d’une séquence d’enseignement sur les thèmes de l’absurde et l’engagement en littérature, qui repose sur l’usage de logiciels d’intelligence artificielle générative pour différentes activités d’appropriation littéraire et d’écriture créative. ChatGPT et Midjourney sont, dans cette séquence, entendus comme des moyens d’expression de la subjectivité lectorale, dont les manifestations seraient à la fois issues de ressources épistémiques, socioculturelles et psychoaffectives propres à chaque individu et de conditions matérielles, discursives et techniques, qui baliseraient les horizons de production et de réception des élèves. Dès lors, par l’analyse de la planification de l’enseignante et d’un échantillon de travaux d’élèves, nous tâcherons de répondre à trois questions corrélées :

Résumé du colloque

Les outils issus de l’intelligence artificielle – on pense particulièrement aux outils de traduction automatique comme DeepL ou des agents conversationnels comme ChatGPT – sont désormais utilisés de plus en plus massivement par les apprenant·es de langue (par exemple pour faire leurs devoirs à la maison), même s’ils demeurent rarement pris en charge par la communauté enseignante. Or, l’utilisation de ces outils soulève ou renouvelle un grand nombre de questions didactiques relatives à l’usage du numérique pour chacune des étapes de la production d’un texte en langue maternelle, seconde ou additionnelle, de la génération des idées à la révision textuelle (Wang et Wen, 2002). De nouvelles littératies numériques se font jour (Lacelle et al., 2017), mettant au centre du processus la multimodalité et requérant de nouvelles compétences de la part des apprenant·es-scripteur·es. Parallèlement, des méthodologies émergent dans le champ de la linguistique appliquée (Hamel et Seror, 2016; Yi et al., 2022), qui permettent d’apporter des éclairages inédits sur certains aspects du processus d’écriture, de traduction, d’interaction ou de création. Enfin, des enjeux didactiques liés au développement de ces littératies numériques et à leur évaluation (Dupuy, 2023) sont remis au centre des questionnements alors que les enseignant·es se montrent encore réticent·es au recours à ces outils dans la salle de classe (Grassin et Guichon, 2019).

En réunissant un panel de chercheur·ses en didactique des langues travaillant sur la littératie numérique, le symposium organisé dans le cadre de l’Acfas à Ottawa se donne comme mission d’examiner ces questionnements et enjeux et de dessiner des perspectives de recherche et de formation.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 16 mai 2024

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