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Partager la danse : un projet de médiation à l’art à la Fondation PHI.

ML

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Marie-Hélène Lemaire : Fondation PHI pour l'art contemporain

Résumé de la communication

À l’été 2023, la Fondation PHI pour l’art contemporain a collaboré avec le Festival Quartiers Danses (FQD) et ses artistes en danse et médiatrices afin d’offrir des visites co-animées dansées à divers groupes communautaires. Que le modèle pédagogique de la visite de groupe guidée soit conventionnel ou progressiste, notre rapport à l’art contemporain prend encore souvent la forme d'une contemplation distanciée et est souvent interprété par la cognition et la parole discursive. Il nous est difficile d’engager nos corps, nos sens et nos émotions au sein de l’architecture muséale disciplinaire. Dans ce contexte, le lien entre les arts visuels actuels et la danse contemporaine peut paraître étonnant, mais s’avère très fructueux lorsqu’on le met en place. La médiation par le mouvement du corps permet d’expérimenter et de ressentir les œuvres de manière plus complète, fluide, libre et personnelle, car elle implique notre être dans son existence holistique. De plus, puisque cette expérience esthétique se vit en communauté, ce sont aussi les connexions entre les participant·e·s du groupe qui se voient enrichies et approfondies par la danse. Lors de cette communication, Marie-Hélène Lemaire, responsable de l’éducation, et Marilou Lyonnais Archambault, éducatrice, exploreront le potentiel pédagogique des visites de groupes dansées pour favoriser une plus grande accessibilité à l’art contemporain.

Résumé du colloque

Maints analystes questionnent les biais constitutifs et la portée réelle de la muséologie comme champ disciplinaire qui, outre l’étude des activités de conservation et de présentation des objets de collection, vise une fine compréhension de l’organisation et de l’histoire de cette pratique ainsi que de la mission dont les musées s’investissent.

Les remises en cause de cette acception pavent la voie à « l’élaboration de nouveaux modèles d’expositions, la prise en compte d’histoires passées sous silence, la reformulation des systèmes de connaissances présentés aux publics, la réinvention des structures organisationnelles et des modèles de gestion ainsi que l’adaptation des musées au caractère multiculturel et interculturel des nations et des communautés » (Shelton, 2022). Les tirs croisés sur la muséologie concernent donc tant les approches privilégiées, les objets collectionnés, les récits élaborés que les rapports établis avec les publics et la société.

Ce colloque confronte ainsi les thèses issues des « contre-muséologies », parfois regroupées sous la bannière de nouvelle muséologie, selon trois axes :

A) La muséologie sociale met l’accent sur la participation des publics et des populations issues de territoires d’implantation des musées. Ce courant découle de la muséologie américaine, influente au Québec, et inclut l’écomuséologie et l’altermuséologie dans le monde francophone.

B) La muséologie critique met l’accent sur les rapports de pouvoir sous-jacents au fonctionnement du milieu muséal et aux effets d’exclusion qui en résultent pour maints segments de la population. Ce courant recouvre la « muséologie inclusive » promue dans le monde anglophone.

C) La muséologie « insurgée » ou « contre-hégémonique » insiste sur une conception des institutions muséales comme lieux de rapports de force entre les intérêts opposés des groupes sociaux. Ce courant inclut les approches postcoloniales adoptées dans le monde hispanique.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 16 mai 2024

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