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Jihène Hichri : UQAM - Université du Québec à Montréal
Le transfert des apprentissages en situation de travail représente l’effet attendu qui permet d’apprécier les bénéfices de la formation. Or, le réinvestissement des savoirs nouvellement acquis par l’apprenant·e n’est pas facile à réaliser. La sous-estimation des exigences du travail réel et de l’écart entre la situation de la formation et les réalités des situations de travail peut entrainer des difficultés de transfert pour les travailleuses et les travailleurs au moment de la réalisation des tâches. À cet effet, on peut se demander si les démarches de conception de formation prennent en compte le travail réel et ses exigences. Cette communication aborde les constats faits dans le cadre d’une recherche doctorale visant l’analyse des démarches de conception de formation au regard du travail réel et des modèles de transfert des apprentissages dans une entreprise du secteur de la santé. Les méthodes retenues sont une analyse documentaire, des entrevues individuelles sur l’expérience des acteurs et actrices concernées par la formation, des observations du travail et des formations, des rencontres de groupe et d’un questionnaire en ligne. Nous discuterons de certains écarts entre le travail attendu et le travail réel ainsi que de certains enjeux liés notamment aux conditions de travail et au design de la formation des répartiteurs et répartitrices médicaux d’urgence à prendre en considération par la personne conceptrice pour favoriser le transfert.
La formation en milieu de travail comporte de nombreux avantages. Elle permet le développement des compétences des salarié·es, réduit les erreurs et les accidents, améliore la qualité des produits et des services et favorise l’innovation. Ce colloque propose de s’intéresser à deux enjeux associés à ces retombées.
Le premier concerne le transfert des apprentissages qui s’opère entre le contexte de formation et le milieu de travail, une condition nécessaire pour que les retombées attendues se réalisent bel et bien. La littérature souligne que le transfert est souvent faible, mais qu’il peut être soutenu par différentes mesures, comme une préparation adéquate des participant·es, une mise en pratique rapide des contenus enseignés ou encore le soutien des collègues au retour sur le lieu de travail. À ce sujet, le colloque aborde en avant-midi les questions suivantes : Comment les premières tentatives de transfert se déroulent-elles? Quelles pratiques favorisent le transfert? Par quels moyens les compétences transférées peuvent-elles être évaluées?
Une fois le transfert réalisé, un second enjeu consiste à évaluer si la formation s’est traduite par des retombées concrètes pour l’organisation. Bien que les avantages d’évaluer les retombées soient nombreux, certains obstacles peuvent empêcher d’entreprendre un tel exercice, tels qu’un manque de ressources, la complexité du processus à mettre en place ou l’absence de mécanismes de suivi à long terme, par exemple. Ces obstacles ne doivent pas être sous-estimés, car bien que l’évaluation puisse renseigner quant à la qualité d’une formation, force est d’admettre que les organisations ont plutôt tendance à n’y consacrer que des efforts limités. Ces éléments seront abordés en après-midi.
Les participant·es au colloque discutent de ces divers enjeux en partageant les résultats de leurs recherches sur les instruments et les méthodologies qui facilitent l’évaluation du transfert et de ses répercussions ainsi que sur les moyens pour améliorer la qualité des évaluations réalisées.
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