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Maude Belleville : Centre de services scolaire de Montréal
L’absence de mesures de différenciation appropriées aux besoins de l’élève limite le développement de ses compétences ou la démonstration de ses apprentissages, d’où l’importance de les mettre en place, même en contexte d’évaluation. La fonction d’aide à l’apprentissage de l’évaluation, ainsi que la valeur d’équité, tel que défini dans la politique d’évaluation des apprentissages (MEQ,2003), sont des assises importantes en ce sens. Dans la situation où les mesures de flexibilité et les mesures adaptatives sont insuffisantes pour surmonter ou atténuer un obstacle lors de l’évaluation, le ministère de l’éducation prévoit la modification des attentes pour l’élève n’étant pas en mesure de répondre aux exigences dans une ou plusieurs matières. Cette mesure limite, entre autres, l’obtention du diplôme d’études secondaires. Dans la visée de favoriser l’aide à l’apprentissage et à la progression de l’élève et ce, même en contexte d’évaluation, le Centre de services scolaire de Montréal a utilisé les assises à sa disposition pour diffuser à ses établissements scolaire la possibilité de mettre en place des mesures de différenciation ayant une incidence sur le jugement, sans nécessairement verser vers la modification des attentes. Cette présentation mettra en lumière le cheminement effectué pour la mise en œuvre de ce développement, les balises légales mises à profit pour utiliser ce levier en contexte d’évaluation, les outils développés ainsi que quelques retombées.
Les instances gouvernementales et les milieux scolaires œuvrent pour trouver des moyens d’accroître la réussite éducative et, plus particulièrement, l’atteinte des cibles d’apprentissage telles que définies par le ministère de l’Éducation (MEES, 2017; OCDE, 2023). Pour y arriver, le concept de bonnes pratiques a occupé et occupe toujours un espace important dans les discussions menées par les différents acteurs du milieu éducatif (Cook et al., 2012; Maulini et al., 2012). Or, selon la vision de chacun de ces acteurs, notamment celle des chercheurs, les résultats de cette réflexion peuvent varier considérablement (Darling-Hammond, 2010). Doit-on aborder la question sous l’angle de la philosophie éducative retenue? Doit-on plutôt réfléchir à cette question dans une perspective psychopédagogique en précisant les facteurs environnementaux favorisant les apprentissages ou encore en précisant les actions didactiques que les différents intervenants doivent mener? Cette question peut aussi être abordée plus simplement sous l’angle de l’enseignement ou encore selon le point de vue de l’apprenant. La prise en compte de tous ces regards est essentielle lorsque l’on souhaite actualiser les pratiques de classe afin de contribuer à la réussite des élèves, et non pas imposer des pratiques aux enseignants (Perrenoud, 2002). Actuellement, au Québec, ces regards croisés ne semblent pas être le moteur du renouvellement des pratiques. C’est ce manque que souhaitent combler les participants à ce colloque.
À travers cinq thèmes importants, des chercheurs et des praticiens discutent de l’actualisation des pratiques de classe, ce qui permet la coconstruction d’une vision plus riche que celle permise par l’analyse de la situation sous un seul angle. Les thèmes retenus sont : 1) la collaboration; 2) les rôles et fonctions des enseignants et des orthopédagogues; 3) le coenseignement; 4) les pratiques différenciées permettant de soutenir l’inclusion; et 5) l’enseignement par microtâches.
Titre du colloque :