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Stéfanny St-Laurent : Chez les Simone, tiers-lieu (OBNL)
Cette table ronde invite à plonger au cœur d’expériences vécues au sein d’entreprises d’économie sociale (EÉS) féministes et inclusives. En explorant la question du genre dans une perspective intersectionnelle, nous réfléchirons à des moyens d’allier recherche et milieux pratiques afin de légitimer l’approche genre en économie sociale.
Un obstacle important réside dans le manque de données et le déficit en littérature scientifique s’intéressant à ce croisement de sujets. (Dessy, 2022) Pourtant, il est à noter que la résilience des EÉS repose non seulement sur leurs principes démocratiques structurants (Demoustier & al., 2021) mais également sur la contribution significative des personnes s’identifiant comme femmes, qui constitue 70% de sa force vive. (Chantier de l’économie sociale, 2017). Nous explorerons l’importance de documenter, promouvoir et intégrer les apports et limites des pratiques féministes en économie sociale. Afin de prévenir une dérive organisationnelle vers des rapports de pouvoirs inéquitables et une invisibilisation du travail, il est essentiel que les EÉS disposent des ressources nécessaires pour intégrer consciemment l’angle du genre. L’ajout d’une approche genre structurelle au sein de l’EÉS constitue l’une des clés pour transformer le secteur en une solution contribuant à un changement systémique en rupture avec la perpétuation du modèle capitaliste patriarcal. Joignez-vous à Bibli’outils et Chez les Simone pour poursuivre la discussion.
L’expression économie sociale est utilisée fréquemment depuis les années 1990 au Québec. Or, les associations, les mutuelles, les coopératives ont toujours coloré le paysage économique et social du Québec. Le ministère de l’Économie et de l’Innovation (2020) dénombrait 11 200 entreprises d’économie sociale (EES) en 2020. L’Institut de la statistique du Québec (2019) définit ces entreprises comme des organisations qui sont issues de la mobilisation et de la volonté entrepreneuriale de personnes qui se sont regroupées pour produire ou vendre des biens et services tout en répondant à des besoins sociaux et collectifs comme la création d’emplois, le maintien des services de proximité, l’intégration socioprofessionnelle ou la préservation de la vie culturelle locale. Les activités marchandes des EES ne sont pas une fin en soi, mais plutôt un tremplin dans le cheminement de la réalisation de leur mission sociale.
Pendant plusieurs années, les EES au Québec étaient concentrées dans certains secteurs comme le secteur agricole et bancaire. Or, l’économie sociale gagne en popularité et les différents types d’entreprises se multiplient entraînant de nouvelles réalités et modèles organisationnels (Bull, 2018). Le secteur des EES n’est pas statique, mais plutôt dynamique et en constante évolution, donc l’accompagnement offert à ces entreprises doit s’adapter également. Bien que de plus en plus présentes dans les différentes économies mondiales, ces organisations demeurent encore relativement nouvelles, les questions de légitimité étant donc primordiales. D’ailleurs, Wang et Zhou (2021) montrent l’importance de leur légitimité dès leur création pour maximiser leur performance. Ceci montre l’importance de bien connaître leurs besoins pour favoriser une saine gestion et un accompagnement optimal auprès de leurs membres. Ce colloque s’intéresse au contexte dans lequel évoluent les EES afin de cerner leurs besoins d’accompagnement en rapprochant les milieux universitaires et pratiques.
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