Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Claude Majeau : Université Laval
Cette proposition appelle à oser un moment d’improductivité en art et pédagogie, donnant à l’être-ensemble et aux images d’affirmation produites collectivement toute leur place. Notre objectif est d’examiner les mécanismes de collaboration (Rollot, 2018) et le rapport entre connaissance et production dans le milieu de la recherche et dans les mondes de l’art (Schaeffer, 2015), afin de dégager le potentiel des actions improductives lors de projets de création avec des personnes marginalisées (Butler et Anthanasiou, 2016). Notre cadre de référence se situe dans le champ élargi du dessin contemporain afin d’explorer les concepts de résonance (Rosa, 2022) et de communs (Federici, 2022; Zhong-Mengual, 2019). Nous activons le micropolitique par l’examen d’un transagir (Courier de Mèré, 2022) et la multiplication des singularités (Guattari, 2018). Méthodologiquement, le processus cartographique partagé comme opérateur permet de souligner les variations de visibilité des participant.e.s et artistes selon les contextes et d’adresser des savoirs pluriels, fédérateurs pour le plus grand nombre (Olmedo, 2017). Dans cette communication, nous présenterons les résultats d’une année d’explorations artistiques et pédagogiques. Notre proposition ausculte le trop-plein et l’accélération dans les domaines. Nous abordons l’axe 5 par l’exploration ddes angles morts dans la conduite de projets en vue d’une éducation « transformatoire » (Dovidio, Glick et Rudman, 2005).
La recherche montre que les arts et la littérature permettent de réaliser une analyse critique de phénomènes ou d’enjeux de nature écosociale (écoféminisme, antiracisme, justice environnementale), tout en esquissant des pistes de solution empreintes de la créativité caractéristique du domaine artistique.
Cette 5e édition est l’occasion de créer un espace pour la diffusion des résultats de recherche visant ce questionnement et d’ouvrir les débats dans un contexte plus large, en invitant à partager leur expertise des chercheur·ses de domaines connexes à l’éducation : sciences sociales, ethnographie, anthropologie, études autochtones et/ou travail social. Nous nous appuyons sur la notion d’éducation citoyenne pour un avenir viable (Gilbert et Boutet, 2022) pour explorer les questions suivantes :
1) Que propose la recherche touchant les arts et la littérature comme approche actualisée d’émancipation sociétale? 2) Quels sont les angles morts dans la pratique des intervenant·e·s du milieu culturel dans l’accompagnement des jeunes en vue d’une éducation « transformatoire » (Dovidio, Glick et Rudman, 2005)? 3) Comment évolue « la conscience anthropocène » des jeunes à l’ère de la toute-puissance technologique (Pruneau et al., 2016), alors qu’ils se trouvent progressivement déconnectés des milieux naturels au profit d’une connexion plus forte aux univers numériques? 4) De quelle manière s’expriment les zones de tension entre « l’être » et « l’avoir », soit la gestion de nos rapports individuels et collectifs à l’environnement et l’impact de la qualité de ce lien sur la viabilité de notre avenir, notamment sur le plan « éco-nomique » (Sauvé, 2009)? 5) Quels sont les cadres de référence (idéologiques, culturels, étatiques, politiques, communautaires) qui influencent l’action éducative et, en conséquence, influencent les « affaires humaines » (Cochet, 2018) : la solidarité, l’identité, l’altérité, l’équité, les échanges, les valeurs...
Titre du colloque :