Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Victoria Duda : Université de Montréal
Les tests électrophysiologiques actuels utilisent des bruits à bande large pour mieux comprendre la capacité de résolution temporelle nécessaire à la perception de la parole dans le bruit. Ce type de bruit ne reflète pas la nature complexe de la parole. Cette étude vise à explorer une méthode en utilisant également des stimuli complexes, à savoir des bruits à bande étroite contenant des intervalles. Six adultes de 50 ans et plus, sans perte auditive, ont visionné une vidéo (avec sous-titres) tout en ignorant les séquences sonores présentées. Un paradigme qui inclue trois conditions de bruit contenant des intervalles a été utilisé pour déclencher une onde de "mismatch negativity" (MMN) : un bruit à bande large (WBN) (« Within channel »), un bruit à bande étroite (NBN) (« Within channel ») et une séquence de bruits WBN et NBN (« Between channel »). Ainsi un bruit blanc standard de 200 ms et 7 déviants silencieux de 2 à 40 ms, alternées de manière pseudo-aléatoire ont été présentés. Les résultats révèlent une amplitude de MMN plus grande plus la longueur de l’intervalle (déviant) augmente. Cet effet est plus prononcé pour la condition « Within channel » WBN. De plus, les seuils de détection des intervalles sont augmentés pour la condition « between channel » conformément aux attentes. Cela suggère que l’habileté de résolution temporelle d’une personne peut être évaluée à la baisse lorsque des stimuli plus complexes comme le NBN et la combinaison de WBN et NBN sont utilisés.
Les difficultés à reconnaître les mots et la parole lorsqu’en présence de fonds sonores font souvent l’objet de consultations en audiologie. Ainsi, de plus en plus de lignes directrices cliniques incluent la mesure de ces difficultés dans le cadre des évaluations audiologiques et un nombre grandissant d’outils est à la portée des audiologistes pour ce faire. Or, les batteries de tests couramment administrées ne comprennent souvent que l’audiométrie tonale et vocale dans le silence, et ce, malgré les limites déjà bien connues de cette pratique pour mesurer les difficultés d’écoute dans le bruit. De plus, dans les cas où des difficultés d’écoute de la parole dans le bruit sont décelées, les méthodes d’intervention de réadaptation pour pallier les problèmes qu’elles engendrent ne sont pas toujours ciblées. Des moyens technologiques et d’entraînement thérapeutique sont possibles, mais il est difficile de déterminer lesquels répondent le mieux aux besoins de la personne.
Ce colloque a pour but de présenter les différents outils et protocoles disponibles ainsi que ceux en émergence, pour détecter et évaluer les difficultés d’écoute de la parole dans le bruit auprès des personnes francophones. De plus, différents moyens d’intervention innovants en cours de développement sont présentés. Ce colloque est une occasion, pour les chercheurs et les cliniciens, de discuter de ces nouveaux outils d’évaluation et d’intervention afin d’améliorer les pratiques en audiologie et les services offerts à la population francophone.
Titre du colloque :
Thème du colloque :