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La mesure d'impact : un outil au service des entreprises culturelles

JB

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Joselle Baril : Cégep de Lanaudière

Résumé de la communication

Quels liens un organisme culturel peut-il créer et entretenir avec les municipalités pour être reconnu comme acteur incontournable du développement d’un milieu ? Qui sont les décideurs chez les partenaires publics locaux et régionaux ? Le développement culturel peut-il servir de levier lors des élections municipales ? Voilà quelques-unes des questions posées par les diffuseurs membres de Réseau Scènes lors d’un atelier de réflexion en 2018.

Cette discussion a nourri l’idée de mieux outiller les diffuseurs afin qu’ils puissent bien faire comprendre l’impact de leur rôle dans leur milieu. En travaillant avec le Centre collégial d’expertise en innovation du Cégep de Lanaudière (CERESO) entre 2021 et 2023 pour la réalisation d’un projet ayant comme objectif la mesure des impacts socio-économiques des diffuseurs en arts de la scène dans leur communauté, ils ont infirmé et confirmé certaines intuitions à l’aide de nouvelles données.

Pour cet atelier-discussion, Réseau Scènes et CERESO proposent de revenir sur cette démarche, sur certains résultats, mais surtout sur les intentions des membres de Réseau Scènes, majoritairement des entreprises d’économie sociale, à initier une démarche de mesure d’impacts. La discussion portera sur les défis rencontrés, les bénéfices et l’utilité de telles données dans la prise de décision, mais aussi sur la façon de se représenter, de démontrer sa légitimité aux partenaires locaux et même, de développer un argumentaire auprès des bailleurs de fonds.

Résumé du colloque

L’expression économie sociale est utilisée fréquemment depuis les années 1990 au Québec. Or, les associations, les mutuelles, les coopératives ont toujours coloré le paysage économique et social du Québec. Le ministère de l’Économie et de l’Innovation (2020) dénombrait 11 200 entreprises d’économie sociale (EES) en 2020. L’Institut de la statistique du Québec (2019) définit ces entreprises comme des organisations qui sont issues de la mobilisation et de la volonté entrepreneuriale de personnes qui se sont regroupées pour produire ou vendre des biens et services tout en répondant à des besoins sociaux et collectifs comme la création d’emplois, le maintien des services de proximité, l’intégration socioprofessionnelle ou la préservation de la vie culturelle locale. Les activités marchandes des EES ne sont pas une fin en soi, mais plutôt un tremplin dans le cheminement de la réalisation de leur mission sociale.

Pendant plusieurs années, les EES au Québec étaient concentrées dans certains secteurs comme le secteur agricole et bancaire. Or, l’économie sociale gagne en popularité et les différents types d’entreprises se multiplient entraînant de nouvelles réalités et modèles organisationnels (Bull, 2018). Le secteur des EES n’est pas statique, mais plutôt dynamique et en constante évolution, donc l’accompagnement offert à ces entreprises doit s’adapter également. Bien que de plus en plus présentes dans les différentes économies mondiales, ces organisations demeurent encore relativement nouvelles, les questions de légitimité étant donc primordiales. D’ailleurs, Wang et Zhou (2021) montrent l’importance de leur légitimité dès leur création pour maximiser leur performance. Ceci montre l’importance de bien connaître leurs besoins pour favoriser une saine gestion et un accompagnement optimal auprès de leurs membres. Ce colloque s’intéresse au contexte dans lequel évoluent les EES afin de cerner leurs besoins d’accompagnement en rapprochant les milieux universitaires et pratiques.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
manager icon Responsables :
Julie Bérubé
section icon Date : 17 mai 2024

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