pen icon Colloque
quote

La muséologie sociale par le biais de l’exposition “Origens” (Instituto Tomie Ohtake et Itau Cultural).

AD

Membre a labase

Andréa Delaplace : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Au Brésil, la muséologie sociale a un terrain prolifique depuis la convention de Santiago en 1972. Elle est au cœur de différentes initiatives muséales qui se sont créées au Brésil dans les dernières cinquante années. Lors de ma communication, je présenterai le projet d’exposition “Museu das origens” (Musée des origines) présentée à l’Instituto Tomie Ohtake et à l’Instituto Itau Cultural à São Paulo (Septembre 2023-Janvier 2024).

Cette exposition présentait un panorama d’initiatives muséales brésiliennes qui mettaient en avant la diversité ethnique et culturelle du pays ainsi qu'une critique et revendication sociales importantes. Du Museu do Indio au Museu des favelas, l’exposition couvre un pan d’initiatives riches pour comprendre l’enracinement de la muséologie sociale sur le territoire brésilien ainsi que les dérivations de celle-ci dans un contexte local particulier.

Résumé du colloque

Maints analystes questionnent les biais constitutifs et la portée réelle de la muséologie comme champ disciplinaire qui, outre l’étude des activités de conservation et de présentation des objets de collection, vise une fine compréhension de l’organisation et de l’histoire de cette pratique ainsi que de la mission dont les musées s’investissent.

Les remises en cause de cette acception pavent la voie à « l’élaboration de nouveaux modèles d’expositions, la prise en compte d’histoires passées sous silence, la reformulation des systèmes de connaissances présentés aux publics, la réinvention des structures organisationnelles et des modèles de gestion ainsi que l’adaptation des musées au caractère multiculturel et interculturel des nations et des communautés » (Shelton, 2022). Les tirs croisés sur la muséologie concernent donc tant les approches privilégiées, les objets collectionnés, les récits élaborés que les rapports établis avec les publics et la société.

Ce colloque confronte ainsi les thèses issues des « contre-muséologies », parfois regroupées sous la bannière de nouvelle muséologie, selon trois axes :

A) La muséologie sociale met l’accent sur la participation des publics et des populations issues de territoires d’implantation des musées. Ce courant découle de la muséologie américaine, influente au Québec, et inclut l’écomuséologie et l’altermuséologie dans le monde francophone.

B) La muséologie critique met l’accent sur les rapports de pouvoir sous-jacents au fonctionnement du milieu muséal et aux effets d’exclusion qui en résultent pour maints segments de la population. Ce courant recouvre la « muséologie inclusive » promue dans le monde anglophone.

C) La muséologie « insurgée » ou « contre-hégémonique » insiste sur une conception des institutions muséales comme lieux de rapports de force entre les intérêts opposés des groupes sociaux. Ce courant inclut les approches postcoloniales adoptées dans le monde hispanique.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 17 mai 2024

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :