pen icon Colloque
quote

La participation citoyenne et la gouvernance alimentaire à l'échelle régionale : les leçons du projet COSAM

LG

Membre a labase

Laurence Guillaumie : Université Laval

Résumé de la communication

À la suite des défis posés par la pandémie de COVID-19, le projet COSAM (Coalition pour le système alimentaire de la Mauricie) a été initié. Ce projet a donné lieu à une consultation régionale sur les enjeux du système alimentaire mauricien et a permis d’initier des projets ciblés visant à soutenir la transition socioécologique de ce territoire. Dans le cadre de cette consultation régionale, 137 acteurs et actrices variés, dont 56 gestionnaires, 48 citoyens et citoyennes et 33 responsables d’entreprise, provenant de diverses villes-MRC de la région ont été rencontrés dans le cadre d’entretiens de groupe ou individuels. Le projet COSAM, qui s’échelonne jusqu’en 2025, a été l’occasion de mettre en lumière les leviers et les défis de la recherche partenariale et intersectorielle à une échelle régionale. Cela a aussi été l’occasion de préciser les enjeux liés à la participation citoyenne et aux mécanismes de gouvernance propres à l’échelle régionale.

Pour plus de détails sur cette consultation régionale : https://www.fsi.ulaval.ca/sites/default/files/documents/laurence-guillaumie/enjeux_et_recommandations_transition_socioecologique_sam_version_web.pdf

Résumé du colloque

Il est établi que la santé des populations relève de facteurs multiples et interreliés nommés déterminants de la santé. Promouvoir la santé exige donc d’agir au-delà des frontières du secteur de la santé et d’adopter une approche intersectorielle. Cette approche prône la collaboration entre tous les secteurs d’activité pour influencer l’ensemble des déterminants de la santé. Reconnu comme une stratégie incontournable à la promotion et à la prévention en santé, le développement de partenariats intersectoriels vise à concerter l’action des secteurs d’activité (p. ex. : secteur politique, organisationnel (privé), communautaire, universitaire) vers l’atteinte d’un objectif commun. Or, des dynamiques de pouvoir teintent l’établissement, le maintien, la promotion et le succès de ces partenariats (Bourque, 2008; Gray et Purdy, 2018). Par exemple, des difficultés d’arrimage limitent le fonctionnement et les retombées des partenariats, puisque leurs acteurs présentent des caractéristiques parfois contrastées (p. ex. : nature des entités, secteurs d’intervention, niveaux stratégiques, capacités, ressources, degrés d’influence) (Bourque, 2008). Les asymétries de pouvoir seraient inévitables dans les partenariats intersectoriels, mais pas insurmontables (Bourque, 2008; Dewulf et Elbers, 2018). En fait, la gestion des dynamiques de pouvoir vers son partage équitable et transparent peut favoriser la synergie partenariale (Bourque, 2008; Gray et Purdy, 2018). Considérant que la gestion des dynamiques de pouvoir est peu abordée dans la littérature scientifique, il est urgent de s’y intéresser afin de structurer des interventions porteuses en santé (Dewulf et Elbers, 2018; Walker, 2020). Pour maximiser le développement d’une synergie partenariale en santé, il est donc nécessaire de situer ces dynamiques de pouvoir dans les partenariats intersectoriels en promotion de la santé et du bien-être puis de réfléchir collectivement aux moyens d’améliorer les pratiques de recherche et d’intervention.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 17 mai 2024

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :