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La protection des rivières et le sentiment de pouvoir agir

ÉM

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Émilie MORIN : UQAR - Université du Québec à Rimouski

Résumé de la communication

Nous sommes actuellement face à une période de dévastation écologique sans précédent (Nxumalo et al., 2022) et il semble impossible d’éviter de considérer l’éducation pour faire face aux nombreuses crises environnementales et sociales (Bhowmik, 2020). L’éducation telle qu’on la connait ne relève toutefois pas le défi de développer suffisamment le pouvoir d’action des individus et des collectivités que ce soit ici ou ailleurs dans le monde (Kwauk, 2022). Pour rendre possible une éducation pour la justice climatique (Kwauk et Casey, 2022), de nombreux obstacles doivent encore être surmontés. À notre sens, pour y arriver, il faut nécessairement prendre en considération les dimensions affectives impliquées, par exemple le sentiment de pouvoir agir des jeunes (Morin, 2021). C’est ce sentiment qui nous intéresse plus particulièrement, sentiment que les jeunes peuvent entretenir ou non face aux changements climatiques, mais aussi face à la protection des rivières qu’ils et elles côtoient. Dans cette communication, nous présenterons les résultats de l’analyse thématique d’entretiens réalisés auprès de jeunes du primaire et du secondaire ayant participé au projet Des rivières surveillées, s’adapter pour l’avenir du Groupe d’éducation et d’écosurveillance de l’eau (G3E). Quelques recommandations concernant l’éducation à la justice climatique dans une visée de protection des rivières seront également formulées.

Résumé du colloque

Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC, 2022) envoie un message clair quant à l’urgence d’agir face aux changements climatiques. Les adolescent·es d’aujourd’hui seront inévitablement confronté·es aux effets négatifs liés aux changements climatiques et porteront le fardeau d’appliquer des changements sociétaux sans précédent pour s’y adapter. Des enquêtes récentes révèlent que les adolescent·es sont déjà lucides et inquiet·ètes à l’égard de ces enjeux. Selon le récent sondage mené dans le cadre de la campagne « Sors de ta bulle » de la Fondation Monique-Fitz-Back (2021), 88 % des répondant·es âgé·es de 12 à 18 ans croient que les changements climatiques auront un impact sur leur avenir et 15 % rapportent ressentir de l’écoanxiété à l’égard des changements climatiques. Leurs voix s’élèvent donc de plus en plus et revendiquent une intensification des actions de la part des citoyens et des gouvernements. Il devient donc crucial de reconnaître l’importance du rôle qu’ils auront à jouer et de leur offrir des possibilités d’engagement et de collaboration significatives dans la lutte contre les changements climatiques. Plusieurs organismes jeunesse œuvrant dans le milieu scolaire et communautaire l’ont bien compris et déploient déjà des efforts importants pour les mobiliser dans cette lutte. Ce symposium vise donc à présenter des savoirs scientifiques et expérientiels sur des initiatives visant à mobiliser les adolescent·es dans divers enjeux environnementaux et à les soutenir dans leur vécu d’écoanxiété.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 17 mai 2024

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