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La transmission d’un patrimoine musical et culturel comme vecteur de la soutenabilité et de l’intégration dans une communauté de pratique insulaire. Le cas du Gwoka guadeloupéen

GC

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Grivet Bonzon Catherine : Université de Genève

Résumé de la communication

Le Gwoka, pratique musicale et culturelle inscrite en 2014 au patrimoine culturel immatériel de l'humanité, symbole de l'identité guadeloupéenne, associe le chant en créole, les rythmes joués sur les tambours Ka et la danse. Transmis aujourd’hui de plus en plus souvent en groupe avec un musicien reconnu de ses pairs, il implique plusieurs dimensions de l'identité insulaire en favorisant la création collective, l’écriture en langue créole, la technique instrumentale et l'improvisation.

Nous postulons que ces apprentissages sont d’une part, objet d'une relation didactique (Chevallard, 1985/1991) dans la construction de savoirs musicaux experts (Johsua,1998) et d’autre part des outils pour une soutenabilité culturelle (Grant, 2013 ; Schippers & Grant, 2016) et sociale ainsi qu’une attention à une durabilité environnementale (par l'utilisation d'instruments issus de ressources locales). Ils constituent une proposition d’inclusion dans la communauté insulaire par un « partage du sensible » (Rancière, 2000).

Notre méthodologie est qualitative avec une approche clinique (Leutenegger, 2009) basée sur la vidéographie de cours filmés sur deux ans avec pour indicateurs les gestes enseignants, les éléments constitutifs de la pratique musicale et de la relation à la culture des agents.

Les résultats montrent l'importance des milieux d'enseignement pour l'avancement des apprentissages dans une pratique musicale intégrée aux pratiques sociales de référence et aux valeurs de la communauté.

Résumé du colloque

La recherche montre que les arts et la littérature permettent de réaliser une analyse critique de phénomènes ou d’enjeux de nature écosociale (écoféminisme, antiracisme, justice environnementale), tout en esquissant des pistes de solution empreintes de la créativité caractéristique du domaine artistique.

Cette 5e édition est l’occasion de créer un espace pour la diffusion des résultats de recherche visant ce questionnement et d’ouvrir les débats dans un contexte plus large, en invitant à partager leur expertise des chercheur·ses de domaines connexes à l’éducation : sciences sociales, ethnographie, anthropologie, études autochtones et/ou travail social. Nous nous appuyons sur la notion d’éducation citoyenne pour un avenir viable (Gilbert et Boutet, 2022) pour explorer les questions suivantes :

1) Que propose la recherche touchant les arts et la littérature comme approche actualisée d’émancipation sociétale? 2) Quels sont les angles morts dans la pratique des intervenant·e·s du milieu culturel dans l’accompagnement des jeunes en vue d’une éducation « transformatoire » (Dovidio, Glick et Rudman, 2005)? 3) Comment évolue « la conscience anthropocène » des jeunes à l’ère de la toute-puissance technologique (Pruneau et al., 2016), alors qu’ils se trouvent progressivement déconnectés des milieux naturels au profit d’une connexion plus forte aux univers numériques? 4) De quelle manière s’expriment les zones de tension entre « l’être » et « l’avoir », soit la gestion de nos rapports individuels et collectifs à l’environnement et l’impact de la qualité de ce lien sur la viabilité de notre avenir, notamment sur le plan « éco-nomique » (Sauvé, 2009)? 5) Quels sont les cadres de référence (idéologiques, culturels, étatiques, politiques, communautaires) qui influencent l’action éducative et, en conséquence, influencent les « affaires humaines » (Cochet, 2018) : la solidarité, l’identité, l’altérité, l’équité, les échanges, les valeurs...

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 17 mai 2024

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