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Jérémie Duhamel : Cégep de Maisonneuve
Le mouvement de l’économie sociale au Québec peine à inclure certains groupes marginalisés, en particulier les personnes immigrantes et/ou racisées. La persistance d’obstacles multiples explique l’accès inégal à certaines fonctions stratégiques. Plusieurs acteurs du mouvement sont engagés dans la recherche de solutions pour lever ces obstacles. Nécessaires, ces initiatives ont toutefois une portée limitée. Souhaitant maximiser la portée des actions en faveur de l’inclusion de la diversité ethnoculturelle, le Chantier de l’économie sociale et le CSMO-ÉSAC se sont associés à l’Institut de recherche sur l’immigration et sur les pratiques interculturelles et inclusives (IRIPII) autour d’un projet de recherche-action prenant la forme d’un laboratoire visant la coconstruction de pratiques inclusives adaptées aux réalités de l’économie sociale au Québec. Financée par le ministère de l’Enseignement supérieur du Québec, cette recherche participative a débuté en janvier 2023 et s’échelonnera jusqu’en janvier 2025. Cette communication sera l’occasion de présenter la démarche ainsi que quelques résultats préliminaires. D’une part, une attention particulière sera portée aux apprentissages associés à l’expérience de collaboration entre les milieux de recherche et les milieux de pratique dans le cadre du laboratoire. D’autre part, la présentation portera sur les outils concrets qui seront conconstruits en vue de renforcer les capacités d’action des organismes partenaires.
L’expression économie sociale est utilisée fréquemment depuis les années 1990 au Québec. Or, les associations, les mutuelles, les coopératives ont toujours coloré le paysage économique et social du Québec. Le ministère de l’Économie et de l’Innovation (2020) dénombrait 11 200 entreprises d’économie sociale (EES) en 2020. L’Institut de la statistique du Québec (2019) définit ces entreprises comme des organisations qui sont issues de la mobilisation et de la volonté entrepreneuriale de personnes qui se sont regroupées pour produire ou vendre des biens et services tout en répondant à des besoins sociaux et collectifs comme la création d’emplois, le maintien des services de proximité, l’intégration socioprofessionnelle ou la préservation de la vie culturelle locale. Les activités marchandes des EES ne sont pas une fin en soi, mais plutôt un tremplin dans le cheminement de la réalisation de leur mission sociale.
Pendant plusieurs années, les EES au Québec étaient concentrées dans certains secteurs comme le secteur agricole et bancaire. Or, l’économie sociale gagne en popularité et les différents types d’entreprises se multiplient entraînant de nouvelles réalités et modèles organisationnels (Bull, 2018). Le secteur des EES n’est pas statique, mais plutôt dynamique et en constante évolution, donc l’accompagnement offert à ces entreprises doit s’adapter également. Bien que de plus en plus présentes dans les différentes économies mondiales, ces organisations demeurent encore relativement nouvelles, les questions de légitimité étant donc primordiales. D’ailleurs, Wang et Zhou (2021) montrent l’importance de leur légitimité dès leur création pour maximiser leur performance. Ceci montre l’importance de bien connaître leurs besoins pour favoriser une saine gestion et un accompagnement optimal auprès de leurs membres. Ce colloque s’intéresse au contexte dans lequel évoluent les EES afin de cerner leurs besoins d’accompagnement en rapprochant les milieux universitaires et pratiques.
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