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Laurence Denis : Université Laval
Introduction : l’origine du projet était de combler le besoin des intervenants dans leur milieu de travail en mettant en place des protocoles d’intervention en situation de crise. Objectif : développer, mettre en œuvre et évaluer un programme visant à augmenter les connaissances, les habiletés et le sentiment d’efficacité personnelle des intervenants d’une clinique de soins de première ligne, dans l’application de protocoles d’intervention d’urgence. Matériel et méthode : guidées par le cadre de planification de l’Intervention mapping, une recension des écrits, une étude des besoins et des données contextuelles ont permis de développer un programme comprenant des notions théoriques, capsules vidéos, jeu de rôle et simulations. L’évaluation des effets a été réalisée à l’aide d’un devis quasi expérimental à groupe unique avant-après, par questionnaire autoadministré. Résultats : parmi les 24 participants (50 % femmes; 33,4 % intervenants sociaux) 92 % d’entre eux ont déclaré être en mesure de planifier une intervention en situation de violence ou d’arrêt cardiaque. La perception des connaissances a augmenté de 25 % en moyenne. Conclusion : une courte intervention a permis d’outiller les intervenants d’une équipe multidisciplinaire en matière de réponse à une situation de crise et pourrait être répliquée au sein d’équipes de composition semblable.
Dans le contexte de l’évolution constante des défis de santé à l’échelle mondiale, il est essentiel de réviser nos approches en matière d’accompagnement et d’intervention éducative en santé (Nutbeam et Lloyd, 2021). Bien que des progrès aient été réalisés dans la compréhension des maladies et des facteurs de risque, les taux élevés de maladies infectieuses et chroniques restent préoccupants. Les modes de vie moderne et les systèmes sociaux et politiques contribuent à l’augmentation de ces maladies et à des taux de mortalité prématurée évitables (Feigin et al., 2022; Vaduganathan et al., 2022). Cette situation présente un défi majeur, en particulier pour le personnel soignant (Blaizot et al., 2023; Feigin et al., 2022). La révision des pratiques des systèmes de santé est impérative face à la montée des maladies chroniques non transmissibles. Ces systèmes doivent évoluer d’une orientation curative vers la prévention clinique et l’inclusion de l’éducation pour la santé simultanément avec la création et le renforcement d’environnements favorables à la santé (Blaizot et al., 2023; Nutbeam et Lloyd, 2021). Cette stratégie globale vise à promouvoir et à faciliter l’adoption de styles de vie sains pour prévenir l’apparition de maladies. Pour les citoyens, les personnes et les patients, l’objectif est non seulement de ne plus se concentrer uniquement sur la guérison d’une maladie aiguë, mais également sur la prévention, la gestion et l’adaptation à des maladies chroniques dans un environnement qui favorise les choix santé et le bien-être global (Blaizot et al., 2023; Nutbeam et Lloyd, 2021). Les stratégies d’intervention éducatives traditionnelles en santé peuvent ne pas suffire à atteindre des publics de plus en plus diversifiés, et même renforcer et créer des inégalités de santé (Crear-Perry et al., 2021; Kim, 2019). De plus, l’avènement des technologies numériques et des médias sociaux a considérablement modifié la manière dont les informations de santé sont diffusées et reçues par les citoyens (Chen et Wang, 2021; Farsi, 2021; Ohara, 2023). Cette problématique incite à se pencher sur des questions cruciales liées à la communication en santé, à la prise de décision partagée, à l’adaptation et à la sensibilité des interventions éducatives pour répondre aux besoins culturels, socioéconomiques et générationnels variés des populations (Bonilla, 2022; Ndengeyingoma et al., 2023) et sur des enjeux éthiques contemporains (Morley et al., 2020; Ntoumanis et al., 2021; Varkey, 2021).
Titre du colloque :