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Préfiguration des instruments de la gouvernance territoriale des solidarités à l’aune de la post-nouvelle gestion publique : cas d’une expérimentation sociale en Seine-Saint-Denis

LB

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Lamia Bouadi : Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne

Résumé de la communication

L’investissement social (IS), devenu la nouvelle perspective d’élaboration et de mise en œuvre des politiques sociales (PS) depuis les années 2000, tente d’instaurer une nouvelle approche de la prise en charge de la question sociale. L'approche adoptée par les PS vise la sortie de la pauvreté par un retour sur le marché du travail et l’accompagnement d’individus dans leur parcours de vie.

Une étude a été menée sur l’analyse des rapports entre l’État et la société civile dans le cadre du déploiement territorial d’IS d’une expérimentation qui accompagne des mères dans la recherche d'une place d'accueil pour leur enfant. Cette communication analyse comment s’opère une réorientation des modalités d’intervention sociale qui s’inscrivent aussi bien dans la nouvelle gestion publique (NGP) que la post-NGP avec l’objectif de renouer avec les principes de l’intérêt général et de rompre avec la logique managériale.

Cette enquête qualitative s'appuie sur le cadre théorique du paradigme de la transaction sociale (Rémy et al, 1978) et de travaux sur l'isomorphisme (DiMaggio et al, 1983, Marival). Il en résulte une recomposition de l’action publique tentant de s’inscrire dans une logique post-NGP. La perspective d’IS sous-jacente à cette expérimentation contribue à dépasser le référentiel néolibéral et pousse à une gouvernance plus coconstruite et solidaire. Le dépassement de la logique néolibérale, descendante et hiérarchique est la condition pour instituer une collaboration partenariale.

Résumé du colloque

Au cours du 20e siècle, les États ont adopté différents modèles de gouvernance publique passant entre autres du taylorisme, à la bureaucratie jusqu’à la nouvelle gestion publique (NGP). Ces mêmes États ont également procédé à de nombreuses réformes (Bouckaert, 2023) marquées notamment par l’implantation et la désagrégation des agences autonomes (Goupil et Gagnon, 2022). Du point de vue du management public, les conséquences attribuables aux pratiques du nouveau management public (NMP) ont amené certains gouvernements à adopter des stratégies d’adaptation ou de recalibrage de l’action publique (Levy, 2010). Que ce soit en raison des crises sanitaires ou climatiques, ou de simples défaillances du NMP, les États sont appelés à repenser les modes d’instauration de l’action publique et leur mode de gouvernance (Negri et Hardt, 2000; Le Galès, 2003).

Ce colloque porte sur l’évolution de la gouvernance publique et du rôle de l’État au 21e siècle, et la place de l’innovation dans ces évolutions. Il aborde le passage du nouveau management public vers le post-NMP. Assiste-t-on à l’émergence d’un État néo-wébérien? Comment le secteur public peut-il être une source d’innovation? Quelle est la valeur ajoutée de la fonction publique et pourquoi, dans certaines juridictions, assiste-t-on à une revalorisation de la bureaucratie? Quelles sont les réformes nécessaires à l’État? Les communicants sont invités à partager leurs réflexions à l’égard des apprentissages que les États peuvent tirer des crises sanitaires et climatiques. Multiplication des agences, État fort, rôle des villes et des territoires : comment résoudre les nouveaux enjeux de management public? Quel rôle l’innovation peut-elle jouer dans la résolution de ces enjeux?

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
Discutant-e- de la session : Maryse Carmes
section icon Date : 17 mai 2024

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