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Alexandre Tremblay : Centre de Recherche du Centre Hospitalier de l’Université de Montréal
À ce jour, le système de santé ne contribue qu’à 20 % de l’amélioration de la santé d’une personne, tandis que 73 % est attribuable à ses facteurs socioéconomiques physiques. Il est primordial de réunir les différents secteurs de la société et acteurs qui y contribuent pour mieux répondre aux besoins centrés sur la personne. Suivant cette logique, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Lanaudière développe depuis 2022 une démarche de proximité en collaboration intersectorielle en suivant le cadre de référence du ministère de la Santé et des Services sociaux sur l’amélioration des soins et services de proximité.
Cette recherche vise à comprendre la démarche de proximité du CISSS de Lanaudière en documentant les processus de mise en œuvre de la démarche et les liens de collaboration intersectorielle et rôles des acteurs impliqués. Elle mobilise la méthode qualitative comprenant une analyse critique des événements marquants, des entrevues semi-dirigées avec les acteurs impliqués, et des observation participante. La théorie de l’acteur réseau sera mobilisée pour analyser la description des cinq opérations de construction du nouveau réseau issu de la démarche de proximité (contextualisation, problématisation, intéressement, mobilisation et enrôlement) et la construction des relations intersectorielles. Les analyses permettront de mieux comprendre l’engagement des acteurs pour mettre sur pied une intervention de santé intersectorielle innovante au Québec.
Au cours du 20e siècle, les États ont adopté différents modèles de gouvernance publique passant entre autres du taylorisme, à la bureaucratie jusqu’à la nouvelle gestion publique (NGP). Ces mêmes États ont également procédé à de nombreuses réformes (Bouckaert, 2023) marquées notamment par l’implantation et la désagrégation des agences autonomes (Goupil et Gagnon, 2022). Du point de vue du management public, les conséquences attribuables aux pratiques du nouveau management public (NMP) ont amené certains gouvernements à adopter des stratégies d’adaptation ou de recalibrage de l’action publique (Levy, 2010). Que ce soit en raison des crises sanitaires ou climatiques, ou de simples défaillances du NMP, les États sont appelés à repenser les modes d’instauration de l’action publique et leur mode de gouvernance (Negri et Hardt, 2000; Le Galès, 2003).
Ce colloque porte sur l’évolution de la gouvernance publique et du rôle de l’État au 21e siècle, et la place de l’innovation dans ces évolutions. Il aborde le passage du nouveau management public vers le post-NMP. Assiste-t-on à l’émergence d’un État néo-wébérien? Comment le secteur public peut-il être une source d’innovation? Quelle est la valeur ajoutée de la fonction publique et pourquoi, dans certaines juridictions, assiste-t-on à une revalorisation de la bureaucratie? Quelles sont les réformes nécessaires à l’État? Les communicants sont invités à partager leurs réflexions à l’égard des apprentissages que les États peuvent tirer des crises sanitaires et climatiques. Multiplication des agences, État fort, rôle des villes et des territoires : comment résoudre les nouveaux enjeux de management public? Quel rôle l’innovation peut-elle jouer dans la résolution de ces enjeux?
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