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Rola Assi : École de technologie supérieure
Les composants non-structuraux (CNS), également appelés composants fonctionnels et opérationnels (CFO) au Canada, sont essentiels à l'occupation des bâtiments, bien qu’ils ne fassent pas partie du système structurel primaire. Représentant plus de 70 % du coût total de construction, ils jouent un rôle clé dans la fonctionnalité post-sismique des infrastructures. Les rapports de reconnaissance post-sismique montrent que les dommages aux CNS entraînent souvent des pertes économiques plus importantes que celles des éléments structurels, révélant ainsi leur vulnérabilité et le manque de résilience des bâtiments conformes aux codes actuels.
Une conception axée uniquement sur la sécurité des occupants est insuffisante. Il est donc crucial d’optimiser la conception sismique des CNS pour renforcer la résilience des bâtiments et limiter les pertes économiques et fonctionnelles. La performance sismique des CNS dépend de multiples facteurs interconnectés, mettant en évidence les lacunes des codes sismiques actuels, souvent fondés sur des approches empiriques et ne tenant pas compte des effets des composantes verticales des mouvements du sol. Cette problématique concerne également le Code national du bâtiment du Canada (CNB), qui traite ces aspects de manière incomplète.
Dans cette conférence, nous présenterons une approche permettant de quantifier rigoureusement les demandes d'accélération horizontale et verticale exercées sur les CNS dans une conception basée sur la performance. L'accent sera mis sur l'évaluation des forces verticales appliquées aux CNS, ainsi que sur l’influence de la ductilité des attaches et du bâtiment sur leur comportement sismique. L’impact de la torsion sur les demandes sismiques sera également abordé. Une meilleure évaluation de la performance sismique des CNS permettrait de réduire les impacts socioéconomiques, financiers et environnementaux, tout en optimisant les stratégies de mitigation des risques et en renforçant la résilience des infrastructures.
Les structures doivent demeurer sécuritaires et satisfaire à des critères de performance établis, face aux conditions de service et aux conditions extrêmes. En particulier, les structures telles que les ponts, les bâtiments et les barrages sont soumises à diverses charges extrêmes, notamment les tremblements de terre, les ouragans, le feu, les inondations, etc. Les changements climatiques peuvent exacerber ces conditions extrêmes et entraîner des charges de plus en plus élevées. De plus, les structures vieillissantes ou subissant des conditions extrêmes peuvent subir une dégradation de leur résistance et de leur performance, ce qui rend leur réhabilitation indispensable.
Le colloque, organisé conjointement par le groupe DRSR et le regroupement stratégique CEISCE du Fonds de recherche du Québec, secteur Nature et technologies, se penche sur les recherches en cours ou récentes sur le comportement, la modélisation et l’analyse des structures sous charges extrêmes ainsi que sur les techniques innovantes pour leur réhabilitation.
L’équipe de Développement et recherche en structures et réhabilitation (DRSR) regroupe plusieurs professeurs et chercheurs de l’École de technologie supérieure (ÉTS), œuvrant dans le domaine de l’analyse, de la modélisation et du développement des structures sous différentes conditions, dont celles extrêmes de séismes, vent, feu, ainsi que dans le domaine des techniques innovantes de leur réhabilitation.
Le Centre d’études interuniversitaire des structures sous charges extrêmes (CEISCE) est un regroupement stratégique de recherche dédié au comportement sécuritaire des structures de génie civil face aux effets extrêmes générés par les aléas naturels, les changements climatiques et les activités humaines. Il met en commun des ressources humaines hautement qualifiées et une infrastructure technique à la fine pointe de la technologie, réunissant six établissements universitaires du Québec (Polytechnique Montréal, l’École de technologie supérieure, l’Université de Sherbrooke, l’Université McGill, l’Université Concordia et l’Université Laval).
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