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Simon Dufort : Polytechnique Montréal
Les réseaux de conduites de distribution d’eau potable sont particulièrement vulnérables aux déformations du sol causées par les séismes. Cette vulnérabilité expose les systèmes d’approvisionnement en eau du Grand Montréal à des dommages potentiellement sévères, pouvant entraîner une chute de pression dans les réseaux affectés et, dans certains cas, une réduction voire une interruption de l’approvisionnement en eau pour les usagers. Cette conférence présente une approche visant à évaluer la résilience des réseaux de distribution d’eau potable face aux séismes. Elle repose sur une analyse probabiliste des dommages potentiels aux conduites lors de séismes, tout en intégrant l’incertitude épistémique associée aux modèles de fragilité existants. Elle permet d’analyser les répercussions de ces dommages sur les fonctions essentielles des systèmes d’approvisionnement en eau, soit l’approvisionnement en quantité et pression suffisante pour répondre aux besoins des usagers, la lutte contre les incendies et le maintien de la qualité de l’eau. Les pertes de chaque fonction sont quantifiées, puis exploitées pour développer un indicateur de la résilience sismique des systèmes d’approvisionnement en eau. Une étude de cas réalisée sur le réseau de conduites d’une municipalité de taille moyenne de la région du Grand Montréal met en évidence l’importance de renforcer la résilience sismique des systèmes d’approvisionnement en eau potable de la région.
Les structures doivent demeurer sécuritaires et satisfaire à des critères de performance établis, face aux conditions de service et aux conditions extrêmes. En particulier, les structures telles que les ponts, les bâtiments et les barrages sont soumises à diverses charges extrêmes, notamment les tremblements de terre, les ouragans, le feu, les inondations, etc. Les changements climatiques peuvent exacerber ces conditions extrêmes et entraîner des charges de plus en plus élevées. De plus, les structures vieillissantes ou subissant des conditions extrêmes peuvent subir une dégradation de leur résistance et de leur performance, ce qui rend leur réhabilitation indispensable.
Le colloque, organisé conjointement par le groupe DRSR et le regroupement stratégique CEISCE du Fonds de recherche du Québec, secteur Nature et technologies, se penche sur les recherches en cours ou récentes sur le comportement, la modélisation et l’analyse des structures sous charges extrêmes ainsi que sur les techniques innovantes pour leur réhabilitation.
L’équipe de Développement et recherche en structures et réhabilitation (DRSR) regroupe plusieurs professeurs et chercheurs de l’École de technologie supérieure (ÉTS), œuvrant dans le domaine de l’analyse, de la modélisation et du développement des structures sous différentes conditions, dont celles extrêmes de séismes, vent, feu, ainsi que dans le domaine des techniques innovantes de leur réhabilitation.
Le Centre d’études interuniversitaire des structures sous charges extrêmes (CEISCE) est un regroupement stratégique de recherche dédié au comportement sécuritaire des structures de génie civil face aux effets extrêmes générés par les aléas naturels, les changements climatiques et les activités humaines. Il met en commun des ressources humaines hautement qualifiées et une infrastructure technique à la fine pointe de la technologie, réunissant six établissements universitaires du Québec (Polytechnique Montréal, l’École de technologie supérieure, l’Université de Sherbrooke, l’Université McGill, l’Université Concordia et l’Université Laval).
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