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Pedro Alexandre Conde Bandini : Université de Sherbrooke
Depuis 2014, au Canada, la norme S6 pour le calcul des ponts routiers a intégré le calcul basé sur la performance sismique comme approche principale pour la conception et la réhabilitation des ouvrages exposés aux tremblements de terre. Cette évolution vise à favoriser une meilleure communication entre les concepteurs, les propriétaires des infrastructures et les parties prenantes, afin que les décisions prises soient mieux éclairées en ce qui concerne les risques et les impacts liés aux tremblements de terre. En d’autres termes, l’approche permet de mieux évaluer les conséquences potentielles des dommages sismiques. Le principe fondamental de la conception basée sur la performance réside dans la relation entre les déformations induites par les séismes et l’endommagement qui en résulte. Il est donc primordial d’être en mesure d’estimer de façon fiable les déformations qu’une structure subit lors d’un séisme pour anticiper les éventuels dommages. Dans la norme S6, on trouve plusieurs méthodes d'évaluation de la réponse sismique qui varient en fonction de la régularité et de l’importance de la structure. Les méthodes simplifiées sont souvent privilégiées par les concepteurs en raison de la complexité des méthodes avancées. On présentera les principaux types d’analyse structurale recommandés par la norme S6. Des pistes de réflexion et des recommandations pour de futures recherches et améliorations dans ce domaine seront proposées.
Les structures doivent demeurer sécuritaires et satisfaire à des critères de performance établis, face aux conditions de service et aux conditions extrêmes. En particulier, les structures telles que les ponts, les bâtiments et les barrages sont soumises à diverses charges extrêmes, notamment les tremblements de terre, les ouragans, le feu, les inondations, etc. Les changements climatiques peuvent exacerber ces conditions extrêmes et entraîner des charges de plus en plus élevées. De plus, les structures vieillissantes ou subissant des conditions extrêmes peuvent subir une dégradation de leur résistance et de leur performance, ce qui rend leur réhabilitation indispensable.
Le colloque, organisé conjointement par le groupe DRSR et le regroupement stratégique CEISCE du Fonds de recherche du Québec, secteur Nature et technologies, se penche sur les recherches en cours ou récentes sur le comportement, la modélisation et l’analyse des structures sous charges extrêmes ainsi que sur les techniques innovantes pour leur réhabilitation.
L’équipe de Développement et recherche en structures et réhabilitation (DRSR) regroupe plusieurs professeurs et chercheurs de l’École de technologie supérieure (ÉTS), œuvrant dans le domaine de l’analyse, de la modélisation et du développement des structures sous différentes conditions, dont celles extrêmes de séismes, vent, feu, ainsi que dans le domaine des techniques innovantes de leur réhabilitation.
Le Centre d’études interuniversitaire des structures sous charges extrêmes (CEISCE) est un regroupement stratégique de recherche dédié au comportement sécuritaire des structures de génie civil face aux effets extrêmes générés par les aléas naturels, les changements climatiques et les activités humaines. Il met en commun des ressources humaines hautement qualifiées et une infrastructure technique à la fine pointe de la technologie, réunissant six établissements universitaires du Québec (Polytechnique Montréal, l’École de technologie supérieure, l’Université de Sherbrooke, l’Université McGill, l’Université Concordia et l’Université Laval).
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