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Pollyana Coelho : Universidade Federal de Sergipe
L'article explore l'intégration des femmes quilombolas dans l'économie créative à travers les prismes de l'afrocentricité, du féminisme noir et de la décolonisation des savoirs. Il met en lumière l'expérience des Gardiennes de la Guérison, issues du Quilombo Cangula à Alagoinhas, Bahia. L'étude analyse les défis et opportunités liés à la production culturelle, l'entrepreneuriat et la valorisation des savoirs ancestraux, essentiels à la résilience communautaire. L'économie créative apparaît comme un levier d'autonomisation et de résistance, renforçant l'identité culturelle et les réseaux de coopération. Les savoirs traditionnels, notamment l’usage des plantes médicinales, sont à la fois une alternative thérapeutique et une rupture avec la colonialité du savoir. La méthodologie repose sur une revue bibliographique et l’analyse des fondatrices du projet Pharmacie Verte Cangula. Les résultats soulignent l’urgence de politiques publiques inclusives, reconnaissant l’économie créative comme un moteur d’autonomie et de transformation sociale pour ces femmes et leur héritage culturel.
Le réchauffement climatique et ses conséquences aboutissent à l’extinction de nombreuses espèces vivantes, dont les végétaux. Ces catastrophes environnementales provoquent une écoanxiété dont la prévalence peut atteindre jusqu’à 70 % des jeunes Canadien·nes. Cette réponse d’origine émotionnelle est normale. Elle peut cependant provoquer des troubles psychologiques si elle se chronicise et s’accompagne d’un sentiment d’impuissance. À l’inverse, l’écoanxiété peut être utilisée pour changer nos comportements afin d’agir pour un avenir plus durable.
La Chaire de recherche en économie créative et mieux-être (CREAT) du Fonds de recherche du Québec a lancé un programme de recherche-création et action visant à codévelopper et à examiner les effets d’actions mettant en interaction végétaux-humains grâce à l’art et au numérique avec, pour finalité, la réduction de l’écoanxiété, l’acquisition de nouveaux savoirs apportant une écorésilience et une écoresponsabilité chez les jeunes adultes écoanxieux·ses.
Les défis et enjeux rencontrés sont multiples, car ils reposent sur une cible que sont les végétaux, qui ne sont pas un centre d’intérêt écologique, comparés aux animaux. Il s’agit d’une hypothèse audacieuse utilisant l’expérience esthétique (c’est-à-dire émotionnelle et basée sur la mise en valeur de la beauté des végétaux) puis cognitive (c’est-à-dire associée à un message éducatif) comme support des actions, et le numérique pour renforcer l’émotion positive ressentie grâce au caractère multimodal des stimulations sensorielles qu’il permet. Faire interagir les sciences fondamentales (biologie, neurosciences, génie, santé), les philosophies occidentales et asiatiques, les cultures allochtones et autochtones et les arts (écologique, visuel et musique) – au bénéfice de la relation végétaux-humains –, dans une démarche interdisciplinaire et intersectorielle, en codéveloppant des actions concrètes de terrain ayant des bénéfices individuels et collectifs représente les défis et enjeux rencontrés.