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Marie Elisabeth DICKO DEMBELE : Ministère de la Jeunesse, de l'Emploi et de la Construction Citoyenne
Une analyse superficielle des changements climatiques, ne permet pas de traiter, en plus des changements notoires de la flore, de la faune, des ressources hydriques et foncières, permettant à long terme d’accéder à la résilience de l’être humain, de son bien-être et de son épanouissement. L’analyse multidimensionnelle nécessaire, n’est possible qu’à partir d’un examen de sa situation physiologique et mentale, ainsi que des moyens nécessaires pour accéder au bien-être.
La problématique :
Les changements climatiques se manifestent différemment, à travers:
Les répercutions en découlant:
Ces répercutions suscitent, à leur tour stress et anxiété au niveau des populations -cibles. La jeunesse, vue sa fragilité, résiste moins à ces chocs, entrainant des fléaux sociaux: indiscipline, débauche, narcotisme…
La pertinence du sujet:
Toutes les réflexions poussées à l’internationale, comme aux plans national et local mettent l’homme au centre des actions de développement. C’est pourquoi l’éco-anxiété, la santé mentale des jeunes méritent d’être priorisés, afin de réduire les effets des changements climatiques et booster le développement. La couverture en spécialistes de santé mentale mérite d’être améliorée pour relever ce défi.
Le réchauffement climatique et ses conséquences aboutissent à l’extinction de nombreuses espèces vivantes, dont les végétaux. Ces catastrophes environnementales provoquent une écoanxiété dont la prévalence peut atteindre jusqu’à 70 % des jeunes Canadien·nes. Cette réponse d’origine émotionnelle est normale. Elle peut cependant provoquer des troubles psychologiques si elle se chronicise et s’accompagne d’un sentiment d’impuissance. À l’inverse, l’écoanxiété peut être utilisée pour changer nos comportements afin d’agir pour un avenir plus durable.
La Chaire de recherche en économie créative et mieux-être (CREAT) du Fonds de recherche du Québec a lancé un programme de recherche-création et action visant à codévelopper et à examiner les effets d’actions mettant en interaction végétaux-humains grâce à l’art et au numérique avec, pour finalité, la réduction de l’écoanxiété, l’acquisition de nouveaux savoirs apportant une écorésilience et une écoresponsabilité chez les jeunes adultes écoanxieux·ses.
Les défis et enjeux rencontrés sont multiples, car ils reposent sur une cible que sont les végétaux, qui ne sont pas un centre d’intérêt écologique, comparés aux animaux. Il s’agit d’une hypothèse audacieuse utilisant l’expérience esthétique (c’est-à-dire émotionnelle et basée sur la mise en valeur de la beauté des végétaux) puis cognitive (c’est-à-dire associée à un message éducatif) comme support des actions, et le numérique pour renforcer l’émotion positive ressentie grâce au caractère multimodal des stimulations sensorielles qu’il permet. Faire interagir les sciences fondamentales (biologie, neurosciences, génie, santé), les philosophies occidentales et asiatiques, les cultures allochtones et autochtones et les arts (écologique, visuel et musique) – au bénéfice de la relation végétaux-humains –, dans une démarche interdisciplinaire et intersectorielle, en codéveloppant des actions concrètes de terrain ayant des bénéfices individuels et collectifs représente les défis et enjeux rencontrés.
Titre du colloque :