pen icon Colloque
quote

La question du paysage chez Augustin Berque

VG

Membre a labase

Vincent Gérard : Université Clermont Auvergne

Résumé de la communication

Comment l’environnement s’est-il mis à exister en tant que paysage ? Telle est la question, à la fois stratégique et controversée, que nous nous proposons d’aborder dans cette conférence. Question stratégique, puisque c’est elle qui conduisit Augustin Berque, au début des années 1990, de la géographie à l’ontologie. La question du paysage devient « ontologique », au sens où elle regarde désormais la réalité – réalité d’une chose qui nous semble universelle (il y a toujours eu, partout, des paysages) et qui pourtant n’a pas toujours existé, ni dans toutes les civilisations (en Europe, on commence à voir et à parler de paysage à la Renaissance, en Chine au IVe siècle). Quel statut accorder à une telle réalité ? Les termes même dans lesquels cette question se trouve formulée ont suscité, dans les années 1990, un large débat. L’idée que l’environnement se serait mis à exister en tant que paysage en Europe au XVe siècle résiste-t-elle à l’examen des faits ? N’accorde-t-elle pas trop d’importance à l’apparition du mot dans l’invention de la réalité ? Et surtout, n’accorde-t-elle pas trop d’importance à la représentation picturale dans la genèse de la sensibilité au paysage et dans la manifestation de sa réalité ? C’est ce double présupposé du rôle privilégié de la peinture comme source et expression des sensibilités paysagères et celui de la naissance d’un art pictural à l’aube de l’époque moderne qu’il s’agit d’interroger.

Résumé du colloque

Le réchauffement climatique et ses conséquences aboutissent à l’extinction de nombreuses espèces vivantes, dont les végétaux. Ces catastrophes environnementales provoquent une écoanxiété dont la prévalence peut atteindre jusqu’à 70 % des jeunes Canadien·nes. Cette réponse d’origine émotionnelle est normale. Elle peut cependant provoquer des troubles psychologiques si elle se chronicise et s’accompagne d’un sentiment d’impuissance. À l’inverse, l’écoanxiété peut être utilisée pour changer nos comportements afin d’agir pour un avenir plus durable.

La Chaire de recherche en économie créative et mieux-être (CREAT) du Fonds de recherche du Québec a lancé un programme de recherche-création et action visant à codévelopper et à examiner les effets d’actions mettant en interaction végétaux-humains grâce à l’art et au numérique avec, pour finalité, la réduction de l’écoanxiété, l’acquisition de nouveaux savoirs apportant une écorésilience et une écoresponsabilité chez les jeunes adultes écoanxieux·ses.

Les défis et enjeux rencontrés sont multiples, car ils reposent sur une cible que sont les végétaux, qui ne sont pas un centre d’intérêt écologique, comparés aux animaux. Il s’agit d’une hypothèse audacieuse utilisant l’expérience esthétique (c’est-à-dire émotionnelle et basée sur la mise en valeur de la beauté des végétaux) puis cognitive (c’est-à-dire associée à un message éducatif) comme support des actions, et le numérique pour renforcer l’émotion positive ressentie grâce au caractère multimodal des stimulations sensorielles qu’il permet. Faire interagir les sciences fondamentales (biologie, neurosciences, génie, santé), les philosophies occidentales et asiatiques, les cultures allochtones et autochtones et les arts (écologique, visuel et musique) – au bénéfice de la relation végétaux-humains –, dans une démarche interdisciplinaire et intersectorielle, en codéveloppant des actions concrètes de terrain ayant des bénéfices individuels et collectifs représente les défis et enjeux rencontrés.

Contexte

manager icon Responsables :
Olivier Beauchet
Discutant-e- de la session : Vincent Gérard
section icon Date : 5 mai 2025

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :