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Les impacts des changements climatiques sur l’industrie serricole du Québec

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Alexis Briand : Université Laval

Résumé de la communication

La culture maraîchère en serre au Québec a vu sa superficie plus que doublé de 2010 à 2021 et constitue une avenue prometteuse pour renforcer l'autonomie alimentaire. Néanmoins, les risques et opportunités que les changements climatiques vont engendrer sur cette industrie sont encore mal connus au Québec. Dans le cadre de l’Action concertée - Programme de recherche sur les impacts économiques des changements climatiques du FRQ et MELCCFP, le projet vise à quantifier ces impacts sur la consommation énergétique et la productivité des serres, tant à l’échelle d’un seul producteur qu’à l’échelle provinciale. L’objectif du travail présenté ici est d’obtenir un portrait de la consommation énergétique actuelle et future de la culture de tomates (46% du secteur au Québec) en se basant sur les projections climatiques SSP2-4.5 et SSP5-8.5 pour trois périodes futures s’étalant de 2011 à 2100. Pour ce faire, le modèle numérique libre d’accès GreenLight est employé pour simuler d’heure en heure la demande en énergie et la production en fonction des caractéristiques de la serre, du climat extérieur et des stratégies de contrôle. Les résultats serviront ultérieurement à créer un modèle technoéconomique qui aidera à formuler des recommandations sur les meilleures adaptations pour minimiser les coûts totaux.

Résumé du colloque

Le dérèglement climatique amène des défis majeurs pour l’agriculture de demain, en particulier au regard de la volonté du Québec, et plus globalement du Canada, d’atteindre une certaine autonomie alimentaire. Des moyens de production innovants doivent être développés pour y faire face.

Parmi l’ensemble des solutions envisagées, les enceintes de production végétale intérieure (EPVI), soit les serres (S), les fermes verticales (FV) ou encore les fermes containers (FC) sont en plein essor. Elles permettent une production locale, abritée de l’environnement extérieur, soutenant ainsi la sécurité alimentaire, tout en atteignant des rendements plus élevés par surface cultivée que la culture en champs. Ce rendement plus élevé n’est cependant possible qu’en maintenant des conditions spécifiques en termes de température, d’humidité, de concentration de dioxyde de carbone et d’éclairage. Il en résulte une consommation d’énergie accrue. Cette énergie peut provenir de combustibles fossiles (tels que le propane, le gaz naturel et plus rarement le mazout) émettant de grandes quantités de gaz à effet de serre et accélérant le dérèglement climatique. L’énergie peut aussi être issue de barrages hydroélectriques, beaucoup plus neutre en carbone. Toutefois, de fortes demandes, ponctuelles et simultanées (sur plusieurs sites par exemple), peuvent perturber le réseau électrique. D’autres solutions permettant d’atteindre une neutralité carbone existent, comme la biomasse. Cependant, l’approvisionnement énergétique, quelle qu’en soit la source, apporte son lot de contraintes, et, afin de minimiser ses effets, il est nécessaire de réduire la consommation des EPVI en adoptant des principes d’efficacité énergétique. Pour cela, il est nécessaire de développer de nouvelles approches de conception, de mettre au point de nouveaux concepts de systèmes, en plus d’optimiser leur contrôle et leur opération. Ces aspects expérimentaux et énergétiques doivent être corrélés avec l’objectif premier de l’EPVI : la production végétale.

Contexte

manager icon Responsables :
Didier Haillot
section icon Date : 5 mai 2025

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