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Reda Snaiki : École de technologie supérieure
Cette présentation met en lumière l'impact significatif de l'Intelligence Artificielle (IA) dans le domaine de l'ingénierie du vent et de l'interaction fluide-structure (IFS), offrant des solutions à la fois efficaces et précises pour relever des défis complexes. Face aux méthodes traditionnelles, telles que les essais en soufflerie et les simulations numériques, souvent coûteuses en ressources, l'IA se présente comme une alternative puissante, axée sur les données, pour anticiper les effets induits par le vent sur les structures. Nous explorerons deux exemples concrets illustrant cette démarche innovante : d'une part, l'application de cadres d'apprentissage automatique hybrides, combinant auto-encodeurs et réseaux de longue mémoire à court terme (LSTM), pour simuler la réponse temporelle complète des ponts à longue portée soumis au vent turbulent. D'autre part, nous étudierons l'utilisation de modèles d'IA pour prédire avec exactitude les distributions de pression du vent sur les façades de bâtiments de grande hauteur. En intégrant la Décomposition Orthogonale Propre (POD) pour la réduction de dimension et en exploitant les réseaux LSTM, le cadre parvient à fournir des prévisions fiables des pressions du vent même avec un déploiement de capteurs limité. En adaptant l’algorithme de décomposition QR à ces contraintes, elle optimise le placement des capteurs pour assurer un équilibre optimal entre précision et faisabilité pratique.
Les structures doivent demeurer sécuritaires et satisfaire à des critères de performance établis, face aux conditions de service et aux conditions extrêmes. En particulier, les structures telles que les ponts, les bâtiments et les barrages sont soumises à diverses charges extrêmes, notamment les tremblements de terre, les ouragans, le feu, les inondations, etc. Les changements climatiques peuvent exacerber ces conditions extrêmes et entraîner des charges de plus en plus élevées. De plus, les structures vieillissantes ou subissant des conditions extrêmes peuvent subir une dégradation de leur résistance et de leur performance, ce qui rend leur réhabilitation indispensable.
Le colloque, organisé conjointement par le groupe DRSR et le regroupement stratégique CEISCE du Fonds de recherche du Québec, secteur Nature et technologies, se penche sur les recherches en cours ou récentes sur le comportement, la modélisation et l’analyse des structures sous charges extrêmes ainsi que sur les techniques innovantes pour leur réhabilitation.
L’équipe de Développement et recherche en structures et réhabilitation (DRSR) regroupe plusieurs professeurs et chercheurs de l’École de technologie supérieure (ÉTS), œuvrant dans le domaine de l’analyse, de la modélisation et du développement des structures sous différentes conditions, dont celles extrêmes de séismes, vent, feu, ainsi que dans le domaine des techniques innovantes de leur réhabilitation.
Le Centre d’études interuniversitaire des structures sous charges extrêmes (CEISCE) est un regroupement stratégique de recherche dédié au comportement sécuritaire des structures de génie civil face aux effets extrêmes générés par les aléas naturels, les changements climatiques et les activités humaines. Il met en commun des ressources humaines hautement qualifiées et une infrastructure technique à la fine pointe de la technologie, réunissant six établissements universitaires du Québec (Polytechnique Montréal, l’École de technologie supérieure, l’Université de Sherbrooke, l’Université McGill, l’Université Concordia et l’Université Laval).
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