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Regard sur les performances en agriculture en environnement contrôlé : Indicateurs clés et applications

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William Sylvain : École de technologie supérieure

Résumé de la communication

L’essor de la production alimentaire locale à l’année au Québec a favorisé le développement des espaces d’agriculture en environnement contrôlé (AEC). Ils permettent la croissance des cultures en ajustant précisément les conditions climatiques intérieures. Les types d’espace AEC peuvent être très différent - serres passives, serres chauffées et espaces de production verticale en intérieur (EPVI) - et se distinguent par leur niveau de contrôle de l’environnement, leur efficacité énergétique et leurs impacts économiques.

Pour évaluer leurs performances, des indicateurs clés de performance (IDPs) sont couramment utilisés dans la littérature. Dû à la nature même des espaces d’AEC, ces IDPs se répartissent en deux grandes catégories : agronomiques (thermique, radiatif, rendement) et liés au bâtiment (thermique, énergétique). L’analyse de ces IDPs pour les espaces d’AEC permet d’identifier et de comparer des stratégies de gestion pour améliorer la productivité des cultures tout en minimisant les coûts et l’empreinte énergétique.

Cette présentation introduit les principaux IDPs utilisés pour évaluer les espaces d’AEC . Elle propose une méthode d’analyse standardisée de ces espaces fondée sur ces IDPs.

Résumé du colloque

Le dérèglement climatique amène des défis majeurs pour l’agriculture de demain, en particulier au regard de la volonté du Québec, et plus globalement du Canada, d’atteindre une certaine autonomie alimentaire. Des moyens de production innovants doivent être développés pour y faire face.

Parmi l’ensemble des solutions envisagées, les enceintes de production végétale intérieure (EPVI), soit les serres (S), les fermes verticales (FV) ou encore les fermes containers (FC) sont en plein essor. Elles permettent une production locale, abritée de l’environnement extérieur, soutenant ainsi la sécurité alimentaire, tout en atteignant des rendements plus élevés par surface cultivée que la culture en champs. Ce rendement plus élevé n’est cependant possible qu’en maintenant des conditions spécifiques en termes de température, d’humidité, de concentration de dioxyde de carbone et d’éclairage. Il en résulte une consommation d’énergie accrue. Cette énergie peut provenir de combustibles fossiles (tels que le propane, le gaz naturel et plus rarement le mazout) émettant de grandes quantités de gaz à effet de serre et accélérant le dérèglement climatique. L’énergie peut aussi être issue de barrages hydroélectriques, beaucoup plus neutre en carbone. Toutefois, de fortes demandes, ponctuelles et simultanées (sur plusieurs sites par exemple), peuvent perturber le réseau électrique. D’autres solutions permettant d’atteindre une neutralité carbone existent, comme la biomasse. Cependant, l’approvisionnement énergétique, quelle qu’en soit la source, apporte son lot de contraintes, et, afin de minimiser ses effets, il est nécessaire de réduire la consommation des EPVI en adoptant des principes d’efficacité énergétique. Pour cela, il est nécessaire de développer de nouvelles approches de conception, de mettre au point de nouveaux concepts de systèmes, en plus d’optimiser leur contrôle et leur opération. Ces aspects expérimentaux et énergétiques doivent être corrélés avec l’objectif premier de l’EPVI : la production végétale.

Contexte

manager icon Responsables :
Didier Haillot
section icon Date : 5 mai 2025

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