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Transformer les représentations liées au genre du personnel enseignant de mathématiques au secondaire en formation initiale

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Pauline Champagne : Université de Sherbrooke

Résumé de la communication

Selon un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE, 2022), d’importants efforts pour promouvoir l'égalité des genres dans les programmes scolaires et les pratiques d'enseignement et pour favoriser une meilleure représentation des filles dans les domaines des sciences et technologies auraient été réalisés dans les pays de l’OCDE. Néanmoins, il semblerait que l’écart de performance se soit creusé en mathématiques entre les filles et les garçons et que les choix d’orientation des élèves continuent d’être stéréotypés (OCDE, 2019, 2023). Le personnel enseignant, par ses représentations, semble exercer une influence sur la reproduction de stéréotypes de genre à l’école (Duru-Bellat, 1995). Pourtant, si l'école a bien une mission d'égalité entre toutes et tous, la formation initiale du personnel enseignant quant aux questions d’égalité des genres reste insuffisante (Collet, 2016). En nous intéressant à la formation initiale du personnel enseignant de mathématiques au secondaire, nous souhaitons, d’une part, présenter les résultats d’une recension de la littérature sur les représentations sociales (Abric, 2003) liées au genre dans la formation initiale du personnel enseignant de mathématiques au secondaire, et, d’autre part, articuler ces résultats avec la Toile de l’égalité de Collet et al. (2024). Cet outil vise à sensibiliser le personnel enseignant aux questions de genre afin de construire un environnement pédagogique égalitaire.

Résumé du colloque

Ce colloque souhaite documenter les pratiques de résistance vouées à mettre au jour et à questionner les relations genrées du milieu de l’éducation, notamment dans l’enseignement postsecondaire universitaire et collégial, face à une culture de domination masculine qui (re)produit les inégalités basées sur des marqueurs identitaires genrés (Walters et al., 2022). Ces inégalités touchent tant les membres du corps professionnel régulier et contractuel (Dutoya et al., 2019) que la population étudiante (Julien et Gosselin, 2015a, 2015b). Par exemple, les femmes s’occupent davantage de tâches « de soin » importantes pour le maintien de la vie universitaire, mais peu reconnues : mentorat, travail administratif, travail de soutien émotif (Gaudet, 2022).

Face à cet état des choses, les pratiques de résistance dans le milieu de l’éducation sont nombreuses et en effervescence depuis les dernières années : publication d’articles provocateurs et de numéros spéciaux confrontant la domination masculine dans certains champs de recherche (Cunliffe, 2022; Aumais, Basque et al., 2018), mise sur pied de campagnes de sensibilisation aux violences sexuelles en milieu universitaire et de collectifs luttant contre les violences sexistes en milieu scolaire (ex. : On s’écoute, La voix des jeunes compte), transformation des pratiques d’enseignement et de publication de la recherche (Aumais et Dorion, 2024), remise en question des normes d’écriture par le mouvement féministe « writing differently » (Gilmore, Harding et Pullen, 2019). Tant à l’échelle internationale que locale, ces quelques exemples mettent en lumière les initiatives qui, si elles ne permettent pas de résoudre définitivement ces enjeux complexes, permettent d’espérer des avancées et des transformations durables du milieu de l’éducation.

Contexte

section icon Date : 5 mai 2025

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