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Expériences de coachs et arbitres LGBTQ+ : Vers des milieux sportifs inclusifs et sécuritaires pour toustes

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Anne-Marie Rouillier : Université Laval

Résumé de la communication

L'univers sportif est réputé être un milieu conservateur sur le plan de la diversité sexuelle et de genre, affectant directement les personnes LGBTQ+. Cette présentation vise à explorer les expériences et les barrières que vivent les coachs et arbitres LGBTQ+ dans les milieux sportifs canadiens, ainsi que les pratiques d'inclusion nécessaires pour offrir une expérience favorable et sécuritaire pour ces individus. Bien que le sport soit souvent perçu comme une expérience positive, l'homophobie et la transphobie persistent sous des formes insidieuses et frontales. Ceci étant dit, la présence de coachs et arbitres ouvertement LGBTQ+ est importante pour les jeunes athlètes LGBTQ+ qui y trouvent des modèles à leur progression. De plus, nos données nous permettent d’affirmer que les parcours des personnes de la diversité de genre présentent des défis supplémentaires. Enfin, nous dégagerons des bonnes pratiques en milieu sportif et les exposerons afin d’inspirer les prises de décision des personnes en position de leadership. Le sport est un terreau fertile pour les jeunes afin d’être exposé.es à l’inclusivité et nous pouvons y participer favorablement.

Résumé du colloque

Le début des années 2020 voit poindre une dégradation du climat social eu égard aux personnes LGBTQ+, et surtout aux personnes trans et non binaires (TNB), ciblées par des assauts législatifs et une polarisation des discours sur leur existence. Des rapports d’associations états-uniennes montrent que les personnes LGBTQ+ en général, et les personnes TNB en particulier, sont ciblées par des initiatives visant à restreindre leurs droits (HRC, 2023). Ces violences sont décuplées par les réseaux sociaux et par l’incapacité des plateformes à réglementer ces discours (GLAAD, 2023).

La désinformation autour de l’existence et des revendications des personnes trans génère une polarisation des opinions du grand public à leur sujet. C’est particulièrement vrai au sujet des droits des personnes trans, qu’on tend à représenter comme des menaces, des gains durement acquis par les mouvements féministes comme de la sécurité et de l’intégrité des enfants, qu’il faudrait « protéger » de leur « influence ». Ainsi, un sondage états-unien révèle que 38 % des adultes estiment que « la société va trop loin pour accommoder les personnes trans », alors qu’une proportion presque égale (36 %) estime qu’elle devrait les accommoder davantage (Pew, 2022).

Le Canada et le Québec n’échappent pas à ces phénomènes. Un sondage canadien montre un déclin significatif et rapide du soutien à des mesures transaffirmatives comme l’accès des mineur·es à des soins d’affirmation de genre (58 % en accord en 2023 vs 48 % en 2024) ou la possibilité d’offrir une option de genre neutre sur les papiers d’identité (49 % en 2023 vs 40 % en 2024) (IPSOS, 2024).

Ce climat social affecte les jeunes, par la rhétorique qu’il emprunte comme par ses impacts. Une étude montre par exemple un lien de causalité entre l’adoption de lois anti-trans aux États-Unis et la hausse du taux de suicide des jeunes TNB (Lee et al., 2024). Des recherches en cours s’intéressent à la recrudescence de tels discours chez les jeunes personnes au Québec.

Contexte

manager icon Responsables :
Olivier Vallerand
section icon Date : 6 mai 2025

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