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Exposition périnatale à l’acide perfluoroundécanoïque (PFUdA) : un retard dans le développement de la glande mammaire ?

JM

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Julie Morin-Genest : INRS - Institut national de la recherche scientifique

Résumé de la communication

Les substances per- et polyfluoroalkylées (SPFA) suscitent des préoccupations croissantes en raison de leurs effets sur la santé. Ces composés persistent considérablement dans l’environnement et s’accumulent dans la chaîne alimentaire. Les populations nordiques du Québec, ayant comme source première de nourriture les animaux marins, se retrouvent alors plus vulnérables à ces perturbateurs endocriniens en raison de la contamination environnementale accrue. Le composé à l’étude, le PFUdA, peut traverser la barrière placentaire et se retrouver dans le lait maternel, exposant particulièrement les femmes enceintes et les jeunes enfants à des risques. Il a déjà été démontré qu’une exposition prénatale à des SPFA peut causer des retards développementaux et affecter la reproduction. Ce projet explore alors l’hypothèse qu’une exposition périnatale au PFUdA retarde le développement des glandes mammaires. L’objectif est d’évaluer les effets de l’exposition maternelle au PFUdA sur le développement de la glande mammaire chez les souriceaux, Notre projet s’appuie sur une méthodologie combinant des analyses in vivo et in vitro pour identifier les mécanismes d’action du PFUdA. Nos résultats préliminaires montrent une réduction significative du nombre de bourgeons terminaux chez les femelles à la prépuberté et à la péripuberté, suggérant un retard dans le développement. Ces données pourraient contribuer à une réglementation plus juste des SPFA et à la protection des populations vulnérables

Résumé du colloque

Certaines populations subissent de manière disproportionnée les répercussions des contaminants environnementaux. Ces inégalités, souvent liées à des facteurs socioéconomiques ou géographiques, exposent davantage des groupes comme les agriculteur·trices, les professionnel·les de soins esthétiques ou encore les communautés vivant à proximité d’activités extractives. L’exposition à des substances nocives telles que les métaux lourds et les perturbateurs endocriniens peut entraîner des effets complexes sur la santé qui demeurent mal compris.

Ce colloque abordera ces enjeux de justice environnementale en s’appuyant sur des exemples précis comme l’exposition à l’arsenic à Rouyn-Noranda, au mercure à Grassy Narrows et aux perturbateurs endocriniens présents dans des produits du quotidien. C’est par l’entremise de cas concrets que le colloque vise à mettre en lumière la complexité des effets environnementaux sur la santé humaine et les défis méthodologiques qu’ils posent.

Il réunira des chercheur·ses et des membres des communautés exposées à ces iniquités afin de favoriser un dialogue intersectoriel. Cette synergie permettra d’explorer des approches de recherche novatrices qui dépassent les limites des laboratoires et des méthodologies épidémiologiques classiques. L’importance d’intégrer les connaissances des populations locales dans la recherche afin d’enrichir les pratiques de prévention et d’intervention sera mise de l’avant.

Le colloque se veut une occasion unique de réfléchir collectivement aux moyens d’agir sur les iniquités environnementales et de proposer des solutions pour construire des communautés en meilleure santé. Les deux jours du colloque seront divisés en quatre blocs de présentations, suivi d’une période de réseautage et de présentation d’affiches.

Bloc 1 : Histoire à succès de recherche avec les communautés (avec la présence de personnes du milieu)
Bloc 2 : Conférence invitée sur les iniquités environnementales
Bloc 3 : Lumière sur les travaux de la relève (présentations étudiantes)
Bloc 4 : Panel de discussion sur les défis et solutions

Contexte

section icon Date : 6 mai 2025

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