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La méthode Photostories : Comprendre la réalité des jeunes présentant des caractéristiques de douance et de trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)

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Gabrielle Ross : Université de Montréal

Résumé de la communication

La double exceptionnalité, soit la présence double d’une douance et d’un trouble (Foley-Nicpon et Bolenbaugh, 2018), est une réalité complexe chez certains jeunes. Dans le milieu scolaire, par exemple, peu de professionnels parviennent à identifier les besoins de ces jeunes et à intervenir de manière adaptée (Bechard, 2019). Bien que l’expérience scolaire négative soit souvent au cœur des recherches sur cette population, les impacts de la double exceptionnalité sur la vie personnelle, sociale et familiale ainsi que les apports positifs de la double exceptionnalité sont encore peu documentés. Pour combler ces lacunes et intégrer la perspective des jeunes eux-mêmes, la méthode Photostories a été utilisée. Inspirée de la méthode Photovoix, cette approche commence par la prise de photos du quotidien, permettant aux jeunes de partager émotions, idées et pensées liées à des phénomènes particuliers. Ces photos sont ensuite accompagnées d’explications variées (Gomez, 2020). Dans cette recherche, un entretien non dirigé a suivi la prise de photos, contribuant à clarifier le contexte des images et à approfondir les thématiques choisies par les participants. Pour la sphère sociale, par exemple, l’influence positive des amis et l’échange constant avec les pairs sont deux thématiques ayant été présentées à la suite de la prise de photos. Cette méthode participative favorise ainsi la création de savoirs ancrés dans l’expérience des jeunes (Gomez, 2020).

Résumé du colloque

Longtemps perçus comme une population vulnérable devant être protégée, les jeunes ont traditionnellement été peu impliqués dans les études portant sur des sujets qui les touchent, leur réalité étant plutôt abordée dans la perspective des adultes qui les entourent, principalement leurs parents (Carter, 2009; Halse et Honey, 2007). Ce constat est d’autant plus vrai lorsque l’objet de la recherche est sensible, les jeunes étant alors jugés encore plus vulnérables, faisant en sorte que leur point de vue demeure peu documenté (Carter, 2009).

Afin de poser un regard différent sur les réalités sociales contemporaines de l’enfance à l’adolescence, ce colloque vise à diffuser des travaux de recherche qui donnent une voix aux jeunes sur des sujets qui les concernent. Parmi ces sujets, nous pensons, notamment, aux changements climatiques et aux catastrophes naturelles, à l’écoanxiété, à l’usage des écrans et aux risques pouvant y être associés, à l’image corporelle, à la sexualisation précoce, à la médicalisation des comportements des jeunes ainsi qu’aux réalités 2ELGBTQI+.

Ce colloque s’inscrit dans un changement de paradigme, observé depuis quelques années, qui souligne l’intérêt de la participation des jeunes dans le processus de recherche (Carter, 2009; Coté et al., 2020; Graham et al., 2015). Il permet de ne pas catégoriser automatiquement les jeunes en position de vulnérabilité afin d’explorer leur point de vue sur leur réalité, tout en identifiant des pistes pour mieux les accompagner. En ce sens, les propositions attendues devront permettre : 1) de décrire les réalités contemporaines des jeunes et les réponses sociales mises en place pour répondre à leurs besoins, en s’intéressant à leur propre point de vue; 2) d’identifier des méthodes de recherche novatrices et participatives qui permettent de documenter les réalités des jeunes; ou encore 3) de discuter des enjeux méthodologiques et éthiques associés aux recherches visant à donner une voix aux jeunes.

Contexte

Discutant-e- de la session : Gabrielle Ross Eve Pouliot
section icon Date : 6 mai 2025

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