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La prise en charge de la douleur chronique chez les minorités linguistiques : Perspectives des professionnels en soins primaires

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Camilia Thieba : Université d'Ottawa

Résumé de la communication

La douleur chronique touche près de 8 millions de Canadiens et affecte de manière disproportionnée les personnes âgées, les populations à faible revenu, celles ayant des troubles de santé mentale ou des troubles liés à l’usage de substances, ainsi que les communautés racisées et marginalisées. Les barrières linguistiques amplifient le risque de mauvaise prise en charge, mais leur impact sur la gestion de la douleur chronique reste peu étudié. Cette étude explore les perspectives des professionnels des soins primaires. Des entretiens semi-structurés virtuels ont été menés avec 12 professionnels de la santé d’une clinique de soins primaires à Ottawa, incluant médecins, infirmiers et professionnels alliés. Les participants ont partagé leurs expériences et évalué l’efficacité d’interventions ou d’outils comme les interprètes et les questionnaires traduits. Une analyse thématique réflexive a été réalisée. Les défis relevés incluent les craintes liées aux erreurs de communication, la complexité culturelle et les difficultés d’accès aux traitements non pharmacologiques, notamment la physiothérapie pour les patients à faible revenu. Bien que les interprètes soient utiles, leur utilisation reste limitée par le manque de financement. Des ressources multilingues et des stratégies de gestion de la douleur adaptées aux réalités culturelles sont essentielles. Un financement durable est nécessaire pour améliorer l’accès et l’équité des soins pour les minorités linguistiques.

Résumé du colloque

Ce colloque offre la possibilité de présenter des résultats de recherche portant sur la prise en compte de la langue dans l’organisation et l’offre des services de santé, ainsi que les effets de la langue des services offerts sur la qualité des services et sur la santé des patients. Dans un contexte canadien où le français et l’anglais font l’objet d’une reconnaissance variable selon les provinces, mais aussi où la diversité linguistique ne cesse de croître, il demeure hautement pertinent de nous interroger sur la manière dont les systèmes de santé prennent en compte les langues minoritaires dans l’offre de services de santé, sur les bonnes et moins bonnes pratiques en la matière, sur l’accès des groupes linguistiques minoritaires aux services de santé, sur les effets de la langue des services sur la qualité des services et la santé des patients. Des travaux issus du réseau des chercheuses et chercheurs qui gravitent autour de l’Institut du savoir Montfort ont montré les effets que peuvent avoir des services de santé linguistiquement discordants sur la santé des patients. Ce champ de recherche en émergence sur la concordance linguistique des services de santé donne lieu à plusieurs analyses prometteuses pour mieux comprendre l’importance de l’accès à des services dans la langue du patient. Cependant, tout chercheur qui s’intéresse à ces questions se heurte à la difficulté d’obtenir des données sur la langue des services. Dans le cadre de ce colloque, les chercheurs pourront discuter de ces défis et des solutions employées pour mener leurs analyses. L’accès aux données sur la langue des services et la santé des patients est essentiel pour faire progresser nos connaissances sur l’offre des services dans les langues minoritaires (officielles ou non) et pour mieux comprendre la santé des groupes linguistiques minoritaires.

Contexte

section icon Date : 6 mai 2025

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