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Victoria Gay-Cauvin : Ville de Montréal
Les municipalités canadiennes adoptent de plus en plus des indices d’équité pour orienter leurs politiques et investissements urbains. Cette adoption croissante repose sur plusieurs facteurs : les inégalités grandissantes en matière de revenu, logement, santé et éducation, l’engagement citoyen pour des politiques urbaines inclusives, les attentes en matière de transparence et de reddition de comptes, et les avancées en données ouvertes facilitant l’évaluation des inégalités.
Dans ce contexte, Montréal intègre l’équité dans ses priorités stratégiques pour 2030. Sa priorité 19 vise à offrir à l’ensemble des Montréalaises et Montréalais des milieux de vie sécuritaires et de qualité, et une réponse de proximité à leurs besoins. Pour agir sur les territoires où persistent des inégalités sociales et améliorer l’accès aux ressources et services urbains, Montréal a développé l’Indice d’équité des milieux de vie (IEMV). Cet outil, fondé sur des données probantes, identifie les disparités et accorde une priorité aux territoires cumulant les vulnérabilités.
En prenant l’exemple de Montréal, nous explorerons le rôle croissant des indices d’équité dans les villes et leur efficacité dans l’orientation des politiques publiques. Nous détaillerons la méthodologie de l’IEMV, son outil cartographique et le diagnostic territorial qu’il permet d’établir. Nous reviendrons également sur les grandes étapes de son déploiement au sein de l’écosystème municipal et sur son appropriation par les différentes parties prenantes.
Dans un contexte marqué par les changements climatiques, la crise du logement ainsi qu’un manque de ressources financières, les villes doivent innover pour construire et maintenir des communautés durables, attrayantes et équitables. Des concepts comme les villes-15-minutes ou bien les quartiers TOD font maintenant partie des objectifs de planification de certaines municipalités. Toutefois, il est impossible de discuter de la planification des villes sans aborder la question du transport et de la mobilité.
Au Canada, les projets de transport favorisant l’étalement urbain et la dépendance à l’automobile restent courants, tandis que certaines décisions d’aménagement du territoire posent d’importants défis pour l’implantation de réseaux de transport collectifs. Ces pratiques ont des impacts documentés sur l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, les inégalités socioéconomiques, la santé des populations ainsi que les dépenses dans le réseau routier.
L’absence marquée de connaissances et d’outils pour mettre en place une planification intégrée du territoire limite la capacité des villes et des régions à répondre aux besoins des populations. Dans ce contexte, il est essentiel de mieux comprendre comment les villes et les régions peuvent mesurer la performance des systèmes de transport en fonction du territoire et de la population qu’ils desservent. Ce colloque vise donc à répondre aux questions suivantes : quelles pistes méthodologiques nous offrent les études réalisées à travers le Canada pour mieux analyser la performance conjointe des systèmes de transport et d’aménagement du territoire? Quels outils et indicateurs peuvent être utilisés pour favoriser la planification intégrée? Comment les acteurs s’approprient-ils ces outils?
Ce colloque offre une opportunité de mettre en commun les travaux récents provenant de différentes disciplines, tout en réunissant des acteurs locaux provenant de différentes sphères de la planification.
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