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L’intervention en ligne auprès des garçons et adolescents afin de contrer les cyberviolences à l’endroit des filles, des femmes et des personnes LGBTQ+

MG

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Mariane Gilbert : Les 3 sex*

Résumé de la communication

Dans un contexte où les technologies de l’information et de la communication font partie intégrante du quotidien et influencent considérablement la façon dont nous interagissons et communiquons les un.e.s avec les autres (Cousineau, 2021; Dunn, 2020), il est essentiel d’agir tôt. De plus, les espaces numériques dédiés aux échanges, comme les réseaux sociaux et les forums, favorisent la création d’espaces permettant à des individus de se regrouper en communauté pour partager sur divers sujets d’intérêt commun (Cousineau, 2021). Ces espaces numériques permettent d’ailleurs à des communautés partageant des idéologies similaires, telles que le patriarcat, la misogynie et l’antiféminisme, de se regrouper et d’échanger autour de ces thèmes, créant ainsi la manosphère (Cousineau, 2021). Il est suggéré d’intervenir dès l’adolescence, afin de prévenir la cristallisation d’idéologie extrémiste (Moonshot, 2021). Cyberhéros propose des activités de prévention visant le développement de l’esprit critique afin de contrer l’adhérence aux propos de la manosphère diminuant ainsi les risques de cyberviolence en intervenant uniquement en ligne là où les garçons et les adolescents sont, c’est-à-dire sur les réseaux sociaux tels que Twitch et Tiktok.

Résumé du colloque

Le début des années 2020 voit poindre une dégradation du climat social eu égard aux personnes LGBTQ+, et surtout aux personnes trans et non binaires (TNB), ciblées par des assauts législatifs et une polarisation des discours sur leur existence. Des rapports d’associations états-uniennes montrent que les personnes LGBTQ+ en général, et les personnes TNB en particulier, sont ciblées par des initiatives visant à restreindre leurs droits (HRC, 2023). Ces violences sont décuplées par les réseaux sociaux et par l’incapacité des plateformes à réglementer ces discours (GLAAD, 2023).

La désinformation autour de l’existence et des revendications des personnes trans génère une polarisation des opinions du grand public à leur sujet. C’est particulièrement vrai au sujet des droits des personnes trans, qu’on tend à représenter comme des menaces, des gains durement acquis par les mouvements féministes comme de la sécurité et de l’intégrité des enfants, qu’il faudrait « protéger » de leur « influence ». Ainsi, un sondage états-unien révèle que 38 % des adultes estiment que « la société va trop loin pour accommoder les personnes trans », alors qu’une proportion presque égale (36 %) estime qu’elle devrait les accommoder davantage (Pew, 2022).

Le Canada et le Québec n’échappent pas à ces phénomènes. Un sondage canadien montre un déclin significatif et rapide du soutien à des mesures transaffirmatives comme l’accès des mineur·es à des soins d’affirmation de genre (58 % en accord en 2023 vs 48 % en 2024) ou la possibilité d’offrir une option de genre neutre sur les papiers d’identité (49 % en 2023 vs 40 % en 2024) (IPSOS, 2024).

Ce climat social affecte les jeunes, par la rhétorique qu’il emprunte comme par ses impacts. Une étude montre par exemple un lien de causalité entre l’adoption de lois anti-trans aux États-Unis et la hausse du taux de suicide des jeunes TNB (Lee et al., 2024). Des recherches en cours s’intéressent à la recrudescence de tels discours chez les jeunes personnes au Québec.

Contexte

manager icon Responsables :
Olivier Vallerand
section icon Date : 6 mai 2025

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