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L’intimidation dans le monde universitaire… Non merci!

SL

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Serge Larivée : Université de Montréal

Résumé de la communication

En 52 ans de carrière universitaire, je n’ai connu aucun département aux prises avec une culture générale d’intimidation. J’ai cependant été confronté à quelques reprises à des comportements individuels hostiles, bien ciblés, à l’égard de collègues. Sans être pathologiques, ces comportements correspondent à des comportements névrotiques et, à quelques reprises, à des troubles de personnalité, dont le narcissisme. Dans une recherche sur PsycInfo et ERIC, nous avons pu répertorier 46 publications sur le sujet de 2000 à aujourd’hui. Au cours de cette communication, je présenterai quelques exemples… dans le plus grand respect des règles de l’éthique.

Résumé du colloque

L’intimidation dans le milieu universitaire est un sujet qui suscite de plus en plus d’attention, en raison notamment de ses impacts sur la qualité du climat d’enseignement-apprentissage (p. ex., Fraguas et al., 2021; Jadambaa et al., 2021). Jusqu’alors, les travaux se sont principalement penchés sur les gestes d’intimidation entre étudiant·es. On en sait beaucoup moins sur ces gestes perpétrés par des professeur·es d’université à l’endroit de leurs propres collègues (Meriläinen et al., 2016).

Les recherches menées dans d’autres contextes professionnels indiquent que les personnes qui subissent de l’intimidation au travail peuvent en venir à se dévaloriser et afficher des problèmes de performance (p. ex., stress important, perte d’estime personnelle; Vartia, 2011) sans compter qu’elles peuvent développer de sérieux problèmes de santé mentale (p. ex., détresse psychologique importante, dépression, anxiété; Bailey et al., 2015; Bonde et al., 2016; Laschinger et Fida, 2014; Liang, 2019). Dans les cas les plus graves, les gestes d’intimidation peuvent mener à des idées et à des comportements suicidaires (Nielsen et al., 2016).

L’on croit dans le milieu que l’intimidation entre professeur·es serait un phénomène commun, mais que les gestes reprochables seraient rarement dénoncés, notamment en raison de craintes de représailles (Gianakos et al., 2022). Cette intimidation qui nous intéresse désigne des comportements abusifs ou irrespectueux qui sont posés par un·e professeur·e et qui cible une collègue professeur·e. Ces gestes sont souvent posés au sein d’une relation asymétrique, où la personne intimidatrice jouit d’un statut de séniorité ou est en position d’autorité. À titre de professeur·es œuvrant en milieu universitaire et dans divers domaines, nous croyons qu’il relève de notre responsabilité de mettre en lumière la fréquence et la nature de cette pratique problématique.

Contexte

Discutant-e- de la session : Serge Larivée
section icon Date : 6 mai 2025

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