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Membre a labase
Mel izanami Cano Flores : Moviendo Monos
Portails du passé à venir est un projet de recherche et une série de pièces que j'ai commencé dans le cadre de mon projet de mémoire de maîtrise. Développer un corpus d’œuvres axé sur une uchronie de fiction spéculative qui interroge les récits hégémoniques de l’histoire de la culture occidentale, avec une approche simple mais avec une prémisse puissante : à quoi ressemblerait le Mexique dans un monde imaginaire où la conquête n’a jamais eu lieu ? Sous cette prémisse, j’ai exploré de multiples possibilités d’expression. Avec des outils comme WebAR et la création de signets qui imitent les codex mexicains, j'ai transformé les smartphones et les tablettes en visualiseurs de passés et de présents alternatifs où sont montrés différents espaces spéculatifs créés avec une animation 3D.
Pièces littéraires sur une histoire uchronique sur la façon dont les événements contemporains de la conquête se sont développés mais avec un nouveau résultat, présentés sur un FakeWeb comme un univers parallèle.
Je pense qu'il est pertinent de diffuser ces récits perturbateurs et ces discours non hégémoniques sous d'autres latitudes, pour briser le paradigme eurocentrique et présenter des alternatives qui nous font réfléchir sur les cultures précolombiennes.
Ce colloque réexamine les paradigmes dominants de la recherche-création, encore largement ancrés dans une épistémologie eurocentrée, en développant une méthodologie décoloniale valorisant les savoirs du Sud global. Nous mobilisons des approches féministes et épistémologiques décoloniales, en nous appuyant sur les travaux de Gloria Anzaldúa, Maria Lugones, Chandra Talpade Mohanty, bell hooks et Françoise Vergès. Bien que la recherche-création, développée en Occident depuis les années 1990 (Borgdorff, Chapman et Sawchuk), ait souvent exclu les perspectives du Sud global, des critiques (Mignolo, Smith, Loveless) appellent à repenser cette approche en reconnaissant les dynamiques coloniales. Ainsi, le colloque s’articule autour de deux axes :
Ce colloque vise à élargir les horizons méthodologiques et épistémologiques de la recherche-création, en valorisant des pratiques collectives et participatives. En encourageant la création de nouveaux discours par la désobéissance épistémologique, il redéfinit la recherche-création comme un outil de transformation sociale, épistémique et politique. Le manque de littérature francophone sur la recherche-création décoloniale souligne l’urgence de créer un corpus valorisant ces savoirs. Inscrit dans la mission du LabARD de décolonialiser les savoirs et pratiques artistiques, ce colloque comble ce vide universitaire et crée un espace de dialogue entre chercheur·ses, artistes et communautés.
Le colloque répond à l’urgence de décolonialiser les approches scientifiques et artistiques dans le milieu universitaire francophone, historiquement dominé par une épistémologie eurocentrée qui a longtemps marginalisé les savoirs du Sud global et les perspectives féministes décoloniales. En ce sens, il vise à repenser en profondeur les fondements théoriques et pratiques de la recherche-création.
En mobilisant des figures majeures comme Gloria Anzaldúa, Maria Lugones, bell hooks, Chandra Talpade Mohanty et Françoise Vergès, ce colloque instaure une rupture épistémique avec les récits dominants, remettant en cause les hiérarchies de pouvoir dans la production et la légitimation des connaissances. En s’appuyant sur les épistémologies du Sud global, il enrichit et redéfinit la recherche-création en intégrant des savoirs historiquement marginalisés, tout en remettant en question les structures coloniales persistantes.
Titre du colloque :