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S’inspirer de l’écriture à la manière de l’auteur.e pour décrire les effets d’une séquence didactique sur la phrase impérative mise en œuvre à partir de la littérature jeunesse

CQ

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Claude Quevillon Lacasse : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Alors que certains auteurs en linguistique suggèrent de transposer des tâches psycholinguistiques pour en faire des dispositifs didactiques (Bourdages et al., 2021), nous considérons que le contraire est également pertinent pour rendre compte des apprentissages des élèves. Ainsi, lors d’une étude menée dans trois groupes-classes de 4e année dans une école fransaskoise, nous avons mis en œuvre une séquence sur la phrase impérative à partir de deux albums dans lesquels elle est souvent utilisée : Il ne faut pas mettre les enfants au congélateur (Escoffier et Cormier, 2021) et Comment rallumer un dragon éteint (Lévy et Benaglia, 2016). Au prétest et au posttest, les élèves (n=35) ont complété deux tâches d’écriture de phrases inspirées du dispositif de « l’écriture à la manière de l’auteur.e » (Montésinos-Gelet, 2016). Une des tâches visait la phrase impérative, soit la notion au cœur de la séquence mise en œuvre, et la seconde, la structure hypothétique (si + imparfait, conditionnel présent), afin de déterminer si notre séquence pouvait les amener à développer des habiletés inductives transférables à d’autres notions grammaticales. Dans le cadre de cette communication, nous présenterons la séquence didactique, les deux tâches d’écriture à la manière de l’auteur.e ainsi que les résultats de l’analyse des phrases produites par les élèves.

Résumé du colloque

Au cours des deux dernières éditions de l’Acfas, nous avons réalisé des colloques autour de la thématique des livres jeunesse. Le premier s’intéressait aux différents aspects didactiques, c’est-à-dire axiologiques (pourquoi?), praxéologiques (comment?) et épistémologiques (quoi?). Le deuxième colloque mettait quant à lui en avant-scène les visées des livres jeunesse en contexte scolaire. Le troisième s’attarde aux méthodologies et aux enjeux qui leur sont associés autour de l’objet livre et de ses usages. En considérant les communications présentées dans ces deux derniers événements, nous avons constaté une variété de moyens de collectes de données et d’outils d’analyse. Par conséquent, nous croyons utile pour le développement des recherches dans ce secteur de dresser un portrait des choix et des enjeux méthodologiques qui en découlent.

Considérons quelques exemples. Au colloque qui s’est tenu en mai 2023, Turgeon et McKinley ont présenté une analyse de contenu autour du thème de la diversité des personnages sur un échantillon restreint de 20 albums récipiendaires de prix littéraires récents, alors que DeRoy-Ringuette, avec une approche similaire, a plutôt opté pour un échantillon plus vaste de 120 livres qui contient des albums, des romans, des miniromans et des biographies. Dans les deux cas, les analyses de contenu étaient soutenues par une grille qui contient des éléments littéraires liés aux personnages. Si ce type d’analyse est relativement fréquent, d’autres choix méthodologiques peuvent être explorés. En 2024, à partir d’un devis quasi expérimental, Sauvageau a proposé une analyse secondaire des types de livres jeunesse qui favorisent le réemploi lexical, tandis que Guillemin et Moura ont expliqué une démarche qui s’apparente à la recherche-création. Ces brefs exemples illustrent qu’il est utile d’éclairer les options méthodologiques lorsqu’il s’agit des livres jeunesse.

Contexte

section icon Date : 6 mai 2025

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