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Diane Gorcy : UQAM - Université du Québec à Montréal
L’habitabilité fait référence à la capacité des êtres humains à habiter un espace vivable et à (s’) adapter (dans) les conditions qu’ils estiment nécessaires à leur bien-être global, leur santé, voire leur survie1. Depuis plusieurs années, la communauté autochtone de Fort Simpson est traversée par diverses tensions : conséquences du dérèglement climatique (inondations, feux de forêt), augmentation des prix de l'essence, insécurité alimentaire et énergétique, ce qui rend l’habitabilité du territoire de plus en plus complexe. La modernité ne semblant pas apporter de solution durable à ces enjeux, les résidents de Fort Simpson se réinventent à travers des alternatives plus vertes, plus économiques et vectrices d’indépendance. L’une d’elles est porteuse de promesses : la géothermie. Notre projet de recherche se distingue en deux phases : la première phase consiste à interroger la population sur le développement de la géothermie grâce à une étude d'acceptabilité sociale ; la seconde phase cherche à comprendre comment le développement technologique de la géothermie pourrait être un moyen d'améliorer l’habitabilité du territoire pour l'ensemble du vivant et quelles leçons le Sud peut en tirer.
Certaines populations subissent de manière disproportionnée les répercussions des contaminants environnementaux. Ces inégalités, souvent liées à des facteurs socioéconomiques ou géographiques, exposent davantage des groupes comme les agriculteur·trices, les professionnel·les de soins esthétiques ou encore les communautés vivant à proximité d’activités extractives. L’exposition à des substances nocives telles que les métaux lourds et les perturbateurs endocriniens peut entraîner des effets complexes sur la santé qui demeurent mal compris.
Ce colloque abordera ces enjeux de justice environnementale en s’appuyant sur des exemples précis comme l’exposition à l’arsenic à Rouyn-Noranda, au mercure à Grassy Narrows et aux perturbateurs endocriniens présents dans des produits du quotidien. C’est par l’entremise de cas concrets que le colloque vise à mettre en lumière la complexité des effets environnementaux sur la santé humaine et les défis méthodologiques qu’ils posent.
Il réunira des chercheur·ses et des membres des communautés exposées à ces iniquités afin de favoriser un dialogue intersectoriel. Cette synergie permettra d’explorer des approches de recherche novatrices qui dépassent les limites des laboratoires et des méthodologies épidémiologiques classiques. L’importance d’intégrer les connaissances des populations locales dans la recherche afin d’enrichir les pratiques de prévention et d’intervention sera mise de l’avant.
Le colloque se veut une occasion unique de réfléchir collectivement aux moyens d’agir sur les iniquités environnementales et de proposer des solutions pour construire des communautés en meilleure santé. Les deux jours du colloque seront divisés en quatre blocs de présentations, suivi d’une période de réseautage et de présentation d’affiches.
Bloc 1 : Histoire à succès de recherche avec les communautés (avec la présence de personnes du milieu)
Bloc 2 : Conférence invitée sur les iniquités environnementales
Bloc 3 : Lumière sur les travaux de la relève (présentations étudiantes)
Bloc 4 : Panel de discussion sur les défis et solutions
Titre du colloque :